Depuis un moment, le Maroc semble avoir la mainmise sur la gestion du football africain.
En témoigne la tenue de la finale de la Ligue des Champions CAF au Maroc alors que le Wydad Casablanca postulait pour le titre face à Al-Ahly SC. Pourtant, le règlement stipule que la partie doit se dérouler sur terrain neutre. Désormais, Fouzi Lekjaâ, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et membre très influent à la CAF, œuvrerait pour obtenir l’organisation de la CAN-2023 censée se dérouler en Côte d’Ivoire l’été prochain.

Par Mohamed Touileb
A chaque fois que la messe continentale approche, il y a l’éventualité de la voir être reportée qui surgit. D’ailleurs, pour l’édition 2021, abritée par le Cameroun, il était même question d’annulation pure et simple. Mais l’intervention énergique de Samuel Eto’o pour sauver l’édition face aux pressions de la FIFA a permis la tenue de l’épreuve.

Le souci du calendrier
Pour la séquence 2023 devant se tenir du 23 juin au 23 juillet 2023 en Côte d’Ivoire, tout ne semble pas être un long fleuve tranquille. Surtout que le calendrier sera très serré. Certes, les éliminatoires pour ledit opus ont déjà débuté avec la tenue des deux premières journées lors de la fenêtre internationale de juin. Néanmoins, la campagne qualificative ne sera bouclée qu’en mars 2023.
En effet, selon l’agenda footballistique, les deux prochains rounds se tiendront en septembre. En octobre, il n’y aura pas de date FIFA sachant que la Coupe du Monde 2022 se jouera du 21 novembre au 18 décembre. Ce qui pousse la CAF à planifier la fin des «qualifiers» pour le tournoi africain jusqu’en mars. Soit à une halte internationale avant la période dédiée à la tenue de la CAN à venir. Ça sera ric rac avec des organismes qui seront certainement éreintés dû à un calendrier surchargé pour les footballeurs évoluant en Europe.

La Guinée larguée ?
De plus, le retour à la période estivale pour jouer la CAN n’est pas fait pour arranger les choses. La possibilité de voir le rendez-vous phare du continent être repoussé pour l’hiver n’est pas à exclure. L’attribution des éditions 2019, 2021 et 2023 était durant l’ère d’Issa Hayatou. Et elle a été sujette à des contestations.
D’ailleurs, c’est le Cameroun qui devait abriter l’édition 2019 avant que l’Egypte ne la remplace. Cela a donné lieu à un glissement du calendrier pour satisfaire tout le monde. Les Camerounais ont récupéré la CAN-2021 alors que les Ivoiriens et les Guinéens ont bénéficié de deux années de plus pour pouvoir se préparer à accueillir les 24 meilleures nations d’Afrique.
Mais il s’avère que cela n’est pas une garantie pour que les hôtes soient fins prêts en temps voulu. D’ailleurs, les Ivoiriens semblent accuser un certain retard sur le plan infrastructurel. Et cela ne pourrait que décupler le risque de report ou la réattribution de l’organisation à un autre pays. De son côté, la Guinée pourrait être contrainte à renoncer à être la capitale de la balle ronde africaine en 2025 car n’ayant pas les moyens de pouvoir tenir une compétition à 24 participants au lieu des 16 prévus lorsqu’elle avait obtenu l’organisation.