Synthèse Selma Allane
La formation dirigée par Louiza Hanoune n’a pas encore dévoilé sa position vis-à-vis des élections locales du 27 novembre prochain. Réuni hier en session hebdomadaire, le secrétariat permanent de son bureau politique (SPB), a indiqué que «tout en poursuivant les débats et la préparation matérielle des élections jusqu’à la réunion de la prochaine session du Bureau politique qui se tiendra avant la fin du mois courant, pour évaluer l’opération», il «tire comme conclusion à cette étape, que la convocation du corps électoral dans les conditions qui prévalent s’apparente à une fuite en avant qui approfondit la crise politique».
Ira-t-il ? N’ira-t-il pas ? La réponse du PT à la question électorale qui lui est posée sera donnée fin septembre avec le constat que tous les voyants sont à l’alerte en ce qui concerne l’économie, le pouvoir d’achat des Algériens et le champ des libertés politiques et d’opinion. «Le SBP réitère son appel en direction des autorités pour qu’elles stoppent la descente aux enfers sur le plan social et mettent fin à la répression politique et qu’elles procèdent à la libération des détenus politiques et d’opinion et des journalistes emprisonnés à cause de leurs idées et écrits», résume ce passage du communiqué du parti qui affirme qu’«il s’agit d’empêcher l’avènement de l’irréparable avant qu’il ne soit trop tard». Le PT dénonce «l’effondrement mortel du pouvoir d’achat suite à une flambée démentielle sans précédent des prix de tous les produits alimentaires locaux et/ou importés, des matériaux de construction, des produits d’hygiène, des fournitures scolaires…»
«Cette situation dramatique aggravée par le recours au financement non conventionnel à travers l’impression de plus de 1100 milliards de Dinars algériens, la dépréciation de la monnaie nationale puis la spéculation sauvage en l’absence de mécanismes dissuasifs de contrôle étatique des prix, est devenue désormais un danger imminent pour la sécurité nationale», avertit le parti qui dit suivre «avec une très grande inquiétude l’élargissement de la campagne d’arrestations qui cible des activistes politiques et des journalistes à l’instar du journaliste de Liberté Mouloudj Mohamed, qui a été arrêté dimanche dernier.
Un militant pour la démocratie, un patriote sincère défenseur des causes justes». Son SBP, qui «rappelle que la révolution du 22 février 2019 a isolé complètement le MAK dans son propre fief et plus récemment, l’élan de solidarité nationale avec Tizi-Ouzou suite aux incendies qui l’ont dévasté», juge «point responsable de procéder à des arrestations à la hussarde et des condamnations irrationnelles pour appartenance à ce mouvement marginal. Ce qui de fait le victimise». «En vérité ce cours ressemble de plus en plus à une campagne de publicité en faveur de ce mouvement, comme cela s’est produit au début des années 1990», affirme-t-il.