Décision de revenir et état d’esprit actuel
Les raisons qui ont fait qu’il reste en poste : «Les messages (de soutien NDLR) dont vous parlez font partie de ce qui m’a motivé de rester. Ils montrent la confiance que certains ont en moi. Si j’avais estimé qu’il y avait le moindre doute, je ne serais pas là aujourd’hui. Mais on est passé par beaucoup de décisions opposées. Fallait du recul et de la lucidité et se dite que si on estime qu’on peut encore faire briller cette sélection, je me devais de répondre à cet appel. Il faut avoir des convictions et des certitudes même si on n’en a pas à 100% mais il en faut quand-même. Parce que représenter l’équipe nationale c’est toujours une grosse responsabilité. Il faut beaucoup d’énergie et d’envie. Mais aujourd’hui, on est là avec beaucoup d’envie et de rage. Sinon, je ne serais pas là. Essayer de se réinventer, surprendre et de nouveau peser sur ce continent et jouer les premiers rôles».

L’arbitrage africain le hante toujours : «Quand on doute après une CAN, que l’historique soit en notre défaveur et qu’on a un arbitre qui fausse tout ça, ça rend les choses compliquées. Ce problème date depuis 2019, contre la Zambie l’arbitre avait été suspendu 3 mois, le match au Botswana où il y a des attentats, le match contre le Burkina à Marrakech, le match aller au Cameroun où Bensebaini se fait avertir pour une touche…»

L’action du but du Cameroun qui élimine l’EN : «Là où je suis en colère, c’est quand il y a eu ce petit regroupement après la faute de Bendebka avant le but. Il y a eu Benayada, Touba, Bedrane. Qu’est-ce qu’ils foutent si hauts ? «Houcine Benayada a eu le mérite pendant presque 3h30 entre l’aller et le retour de mettre Toko-Ekambi dans sa poche. Il a fallu qu’il aille dans cet attroupement pour sortir de sa concentration. Si vous regardez le but, il est à 2 mètres de l’alignement».

Sur le mercato estival : «Cet été sera important pour nos joueurs, qui devront prendre les bonnes décisions pour être plus compétitifs l’année prochaine».

Il accable les journalistes algériens : «Qui a soutenu l’EN ? Personne à part le peuple, je suis désolé mais vous (journalistes) n’avez pas fait votre travail, si on est faibles de ce côté-là…»

Redomiciliation du match au 5 juillet : «On jouera au stade du 5 juillet avec plaisir, les joueurs étaient à l’aise à Tchaker mais la pelouse est en bon état et on aimerait bien voir le stade rempli.»