La Présidence de la République a renoué, lundi, avec la communication sur le séjour médical du président Tebboune en Allemagne après quinze jours de non-communication qui a ouvert la voie à toutes les spéculations.

Car, s’il l’on ne prête pas assez de crédit à la déclaration faite par le conseiller du Président au média russe, la dernière communication du palais d’El Mouradia à ce sujet remonte au 15 novembre quand il a été indiqué que le premier magistrat du pays «a achevé le protocole de soins» qui lui a été prescrit et qu’il «subit actuellement les examens médicaux post-protocole».
Ce silence, qui aura duré deux semaines, n’a pas été sans donner un motif pour entendre, ici et là, des critiques sur la communication institutionnelle particulièrement en temps de crise sanitaire. Il a fallu donc 15 jours pour que la présidence donne des nouvelles sur la santé du chef de l’Etat en informant qu’il est sur la voie de la guérison et qu’il regagnera le pays dans les tout prochains jours.
«Conformément aux recommandations du staff médical, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui poursuit sa convalescence après avoir quitté l’hôpital spécialisé en Allemagne, rassure le peuple algérien qu’il est à présent sur la voie de la guérison et qu’il regagnera le pays dans les tout prochains jours», a indiqué la présidence dans son dernier communiqué.
Auparavant, soit le 8 novembre, l’institution présidentielle a informé l’opinion que M. Tebboune était «en passe d’achever son traitement» et que «son état de santé s’améliore».
Une semaine plus tôt, la même source a indiqué que «soucieux de tenir informée l’opinion publique de l’évolution de l’état de santé du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, hospitalisé dans un hôpital spécialisé en Allemagne, le staff médical affirme que le Président de la République est en passe d’achever son traitement dans le cadre du protocole sanitaire, et son état de santé est en constante amélioration».
Ce message succède à celui du 28 octobre quand la présidence avait fait état du transfert du président Tebboune vers un établissement hospitalier allemand «pour des examens médicaux approfondis sur recommandation du staff médical». Le transfert du président Tebboune vers un hôpital allemand intervient après deux autres étapes qui ont marqué sa maladie. La première est celle qui a annoncé, le 24 octobre, qu’il observe «un confinement volontaire» de cinq jours sur recommandation du staff médical de la Présidence après avoir constaté que plusieurs cadres supérieurs de la Présidence de la République et du Gouvernement présentent des symptômes de contamination au nouveau coronavirus. La seconde est relative à son admission, trois jours plus tard, soit le 27 octobre, dans une unité de soins spécialisés de l’hôpital militaire d’Aïn Naadja à Alger. Dans son communiqué annonçant cette nouvelle, la présidence avait assuré que «son état de santé est stable et n’inspire aucune inquiétude». En date du 3 novembre, soit deux jours après la tenue du référendum sur la révision constitutionnelle, la même source informe que M. Tebboune «continue de recevoir un traitement dans un hôpital allemand spécialisé après avoir contracté la Covid-19», ajoutant que le staff médical assure qu’il «réagit au traitement» et que son état de santé «s’améliore progressivement conformément au protocole sanitaire».
Avec l’imminence du retour de Tebboune «dans les tout prochains jours», c’est l’action présidentielle qui est appelée à retrouver ses droits avec sans doute plusieurs questions à l’ordre du jour : validation de la révision constitutionnelle et ses implications, gestion de l’urgence sanitaire et, sans doute, la situation dans le voisinage notamment avec la tension née du conflit entre le Maroc et le Sahara Occidental. <