Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangère a présidé hier à Paris la conférence internationale pour la paix au Proche-Orient. Il n’y a «pas de temps à perdre», a estimé le responsable français, en raison de «l’urgente nécessité» de mobiliser la communauté internationale pour renouer les négociations entre Palestiniens et Israéliens dans le cadre d’une solution à deux Etats.
Une issue que le Conseil de sécurité de l’ONU a réaffirmé à travers la résolution 2334, adoptée le 23 décembre dernier. La résolution a exigé de nouveau d’Israël qu’il arrête «immédiatement et complètement» toutes ses activités de peuplement dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. «Notre objectif commun, un objectif juste, est celui d’une paix équitable et durable entre les deux pays «, a affirmé le ministre français des Affaires étrangères, reconnaissant «l’urgence d’agir «du fait que «la solution à deux Etats est tellement menacée qu’il y a nécessité de la préserver (…). Cette solution à deux Etats est la seule possible, la seule qui permette de respecter les aspirations légitimes et les droits des deux peuples «, a-t-il assuré. La mobilisation de la communauté internationale «a déjà produit des résultats importants», en remettant à l’ordre du jour international la question israélo-palestinienne. «Ce n’est pas donc le moment de s’arrêter, car l’urgence demeure», a insisté Jean-Marc Ayrault lors de son allocution à l’occasion de l’événement qui s’est tenu à huis-clos hier dans la capitale française. La communauté internationale a examiné le contexte du conflit afin d’instaurer les conditions favorables à la relance des négociations israélo-palestiniennes, au point mort depuis 2014 et «tracer des pistes d’actions pour les semaines et mois à venir, afin de maintenir une dynamique», a annoncé le ministre français. Les participants ont pu examiner lors de la conférence, les rapports des trois groupes de travail qui ont œuvré à préparer cette conférence depuis plusieurs mois. Il s’agit du groupe de travail «Société civile» présidé par la Suède et dont la mission inclura l’organisation d’un forum réunissant la société civile palestinienne et israélienne. Un deuxième groupe a eu à traiter des questions économiques pour proposer à la conférence les incitations que pourra apporter la communauté internationale dans ce secteur aux deux parties en cas d’accord de paix. Le dernier groupe de travail, présidé par l’Allemagne, s’est chargé d’étudier les possibilités de consolider les capacités étatiques palestiniennes pour l’exercice des droits et obligations de la Palestine en tant qu’Etat pleinement souverain.
R. I.