C’est là-bas qu’il a marqué l’histoire et décroché la 2e couronne africaine avec l’Algérie. L’Egypte connaît bien Youcef Belaïli qui pourrait rejoindre le géant Al-Ahly SC. Surtout que le « Fennec » a été libéré de son contrat par la Commission de joueurs FIFA après que sa requête, mentionnant non-perception de salaires de son employeur Al-Ahli Djeddah (Arabie saoudite), ait, selon plusieurs médias, abouti. Reste désormais à savoir où signera officiellement l’Oranais.

Le driver Suisse d’Al-Ahly SC, René Weiler, fait le forcing pour que sa direction le recrute. Désormais libre, Belaïli peut négocier avec n’importe club sans attendre l’accord des Saoudiens qui n’ont plus aucune emprise contractuelle sur lui. Ces derniers l’avaient mis sur la liste des libérés et fixé un prix pour son bon de sortie à hauteur de 4 millions d’euros. Le manager général du club saoudien, Tarek Kial, avait même indiqué que « le dossier de Belaïli est assez compliqué.
Le joueur n’est pas sérieux. Même l’entraîneur m’a dit la même chose. Nous ne voulons pas d’un joueur qui joue avec son nom seulement, nous voulons un élément combatif sur le terrain.» Sa vente était imminente mais son père, qui est également son agent, avait saisi la FIFA parce que le milieu offensif des Verts n’avait pas perçu ses indemnités depuis avril dernier. Et il a obtenu gain de cause et la libération automatique de son fils qui était lié jusqu’en juin 2022.

D’Al-Ahli à Al-Ahly ?
Au Golfe, le Champion d’Afrique n’a pas fait long feu. Transféré contre 3 millions d’euros le 29 août 2019 en provenance de l’ES Tunis, l’Algérien n’aura fait que 20 apparitions avec « Al Raqi » pour 7 buts et 3 passes décisives toutes compétitions réunies. Le gros de son temps passé en péninsule arabe était fait de tensions avec l’entraîneur et la direction. Un malaise préjudiciable avec un salaire de 300.000 dollars mensuels. C’est l’argent qui avait décidé de la destination de l’ancien sociétaire du MC Oran et de l’USM Alger. Lui qui avait des offres pour jouer en Europe mais avec des honoraires moins conséquentes. Notamment dans le championnat français où il avait fait une pige très court avec le SCO Angers de retour de sa suspension de 4 ans, portée à deux ans après recours, pour avoir consommé un produit prohibé.
Selon les derniers rapports concordants, la destination potentielle de Belaïli sera l’Afrique du Nord où les Cairotes d’Al-Ahly attendraient son arrivée. D’ailleurs, ils voulaient le faire signer l’an passé juste après le sacre de la CAN-2019 mais ça ne s’est pas fait. Très actif sur le marché des transferts, le Pyramids FC, nouveau riche du championnat égyptien, pourrait entrer dans la danse pour le Dz. Un retour à l’Espérance n’est aussi pas à exclure même si l’éventualité est mince compte tenu des difficultés financières des Tunisois.
Toutefois, la relation filiale et excellente entre le joueur, la direction du Taraji, et le public pourrait peser. Sinon, une expérience européenne serait intéressante car, à 28 ans, c’est le moment où jamais. Affaire à suivre. n