A l’approche des élections législatives, le président Tebboune semble vouloir mettre le paquet sur le plan de la communication. En moins d’une semaine le Chef de l’Etat a donné deux entretiens à deux médias étrangers. Deux «cibles» pour toucher deux «audiences» bien différentes. Le premier avait été accordé à l’hebdomadaire français «Le Point», et dont le contenu a été «noyé» (surtout sur les réseaux sociaux) dans des petits détails plus proches de l’anecdote que de l’information.
Le second entretien est celui diffusé hier par la chaine panarabe, al Jazeera, et qui va sans aucun doute susciter beaucoup de remous. Pas uniquement au plan local et des questions algériennes. Ce qui est appelé «le monde arabe» ne tardera pas à réagir soit officiellement (peu probable à chaud) soit par ses nombreux relais.
Les positions affichées par le président sur de nombreuses questions internationales sont loin d’être nouvelles. Elles ont été affichées par l’Etat algérien depuis longtemps, et même avant le 22 février 2019. Sur le dossier libyen, le président a été direct et clair. L’Algérie «allait intervenir» pour éviter que Tripoli devienne «la première capitale africaine et maghrébine occupée par des mercenaires». C’est très loin d’être anodin. C’est une première, puisque l’allusion à la force armée est claire. Cette déclaration du président, c’est également un rappel que l’Algérie ne pouvait pas accepter que l’offensive du général Haftar (qui avait essayé d’«envahir» Tripoli) dont les soutiens étrangers (de différents pays arabes surtout) étaient nombreux.
Les positions affichées par le Chef de l’Etat sur la question palestinienne seront sans aucun doute suivies de réactions, que ce soit en Algérie ou ailleurs. Les pays arabes qui ont normalisé leur relation avec l’entité sioniste n’ont pas été épargnés dans les réponses du président Tebboune, même si le langage diplomatique n’était pas «absent» dans les allusions. Concernant le voisin marocain, les réponses étaient les mêmes que celles d’avant. Le statu quo semble perdurer encore…
Reste à savoir quel sera l’impact de ces sorties médiatiques sur les élections législatives de samedi prochain. Rendez-vous dans quelques jours.