Au tableau d’affichage, le score était net et sans appel. L’équipe nationale a, numériquement, surclassé la Colombie en lui passant
3 buts sans en concéder aucun. Toutefois, force est de reconnaître que ce n’était pas un match à sens unique ou une partition parfaite. Retour en chiffres sur un duel qui restera dans les mémoires et les annales puisqu’il permet d’effacer un record datant de 28 ans que détenait l’Algérie du défunt Abdelhamid Kermali avec une série de 15 matches sans défaite.

La première statistique qui ressort est le nombre de frappes. Dans ce registre, c’est égalité parfaite puisqu’Algériens et Colombiens ont tiré à 8 reprises dont la moitié était cadrée. Mais c’est les « Verts » qui ont pu trouver la faille uniquement. Et c’était par trois fois. Si leurs adversaires n’ont pas fait mouche, c’est parce que le keeper M’Bolhi a été impérial en sortant deux grosses parades qui ont empêché leurs homologues de réduire la marque à la 34e puis à 35e minutes. Pour ce qui est de la possession de balle, l’avantage est pour les « Cafeteros » avec 58% contre 42% le tout avec 405 (taux de précision à 77%) transmissions contre 296 (pourcentage de passes réussies à 71%) en faveur des Dz. Mais, c’est connu, posséder n’est pas gagner même si les Sud-américains sont parvenus à être dans les 30 derniere mètres souvent. Une présence illustrée avec les 8 corners obtenus contre 1 seul concédé. Par ailleurs, les camarades de Juan Cuadrado ont mis de l’impact mais étaient trop agressifs avec 17 fautes commises et 12 subies.

Quête continue d’amélioration
Toutes ces données numériques prouvent que l’adversité était de qualité. Cela démontre aussi l’importance d’être bon dans la finition. Si le break du « Club Algérie » était sur une frappe légèrement déviée de Riyad Mahrez, le troisième but marqué par ce dernier après un joli raid solitaire, et l’ouverture du score de BaghdadBounedjah étaient sur des frappes pour le moins chirurgicales. Le premier nommé a trouvé le petit filet d’Ospina alors que l’avant-centre de l’EN avait nettoyé sa lucarne. Djamel Belmadi, sélectionneur national, sait pertinemment que le travail doit se poursuivre pour tenter d’avoir le contrôle optimal sur les matches : « on va essayer de s’améliorer match après match.
Déjà, jouer contre la Colombie, c’était incroyable. On attendait ce genre d’adversaire pour voir où on en est. C’est donc une belle performance », prévoit le successeur de Rabah Madjer qui note que « ce genre de rencontres, c’est parfait pour progresser. On va maintenant essayer de rester invaincu le plus longtemps possible (16 matches, série en cours). Et de rester solides contre n’importe quel adversaire. Comme on l’a fait en finale de la CAN. Après, on veut jouer contre les meilleurs.» Robustes, les « Guerriers du Sahara » l’ont été. Pour le plus grand bonheur de leurs supporters.n