PAR MILINA KOUACI
La Coalition nationale des syndicats de la santé (CNSS) a demandé audience au ministre de la Santé afin de lui exposer ses préoccupations, apprend-on d’Amine Bendali, secrétaire général du Syndicat national autonome des auxiliaires en anesthésie-réanimation de la santé publique (Snamaarsp). Si la CNSS n’obtient pas de réponse, elle se réunira la semaine prochaine afin de décider des actions à entreprendre. La coalition, composée de sept syndicats de la santé publique, à savoir anesthésistes, médecins généralistes, sage-femmes, praticiens spécialistes, infirmiers, professeurs d’enseignement paramédical et biologistes, exige du ministre de respecter ses engagements et de concrétiser ses revendications.
S’agissant de la demande des professionnels de santé de bénéficier d’un avancement de grade sans devoir passer par un concours professionnel de promotion, le ministère de la Santé a saisi la Direction générale de la Fonction publique, mais a essuyé une «fin de non-recevoir», ajoute notre interlocuteur.
«La Fonction publique a invoqué l’obligation de devoir passer par un concours pour bénéficier d’un avancement de grade, conformément aux lois en vigueur», indique M. Bendali. Pour ces raisons, aucune corporation ou catégorie ne compte bouder les épreuves entamées hier. Au contraire, les professionnels de santé vont tous y participer.
Pour rappel, en février dernier, le ministre de la Santé a annoncé que près de 65 000 employés dans le secteur sanitaire, à savoir médecins, paramédicaux, sage-femmes, anesthésistes, dentistes et agents administratifs et techniques, bénéficieront d’un avancement de grade.