La Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) tiendra son assemblée générale aujourd’hui à Alger. Ce rendez-vous sera consacré au bilan de l’organisation pour 2017 ainsi qu’à son plan d’action pour l’année en cours, notamment sur les volets fonctionnement, animation économique et formation, nous a indiqué un de ses responsables.

Lors de l’AG d’aujourd’hui, il sera question de débattre en profondeur de ce qui a été réalisé par la Caci en 2017, souligne le président de la Chambre de commerce et d’industrie et du commerce de Medéa, Abderrahmane Hadef. Il ajoute qu’en plus de ce chapitre, les représentants des 48 wilayas attendus à cette rencontre adopteront le plan d’action pour l’année 2018. «Si on veut parler des grandes lignes que ce plan d’action va inclure, il faut surtout mettre en évidence la modernisation du fonctionnement de la Chambre et la consolidation des actions entreprises l’année dernière dans ce sens», nous dira M. Hadef, avant de souligner les «progrès» réalisés en la matière et d’appeler à la «poursuite des efforts» au profit du plan de modernisation de l’organisme. «Ce plan d’action concerne aussi l’accompagnement des entreprises, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Dans ce sens, nous allons continuer dans les démarches liées aux missions à l’étranger», poursuit notre interlocuteur, précisant que «des pays sont retenus dans cet objectif, dont la Russie, la France ou encore l’Espagne, mais aussi des pays africains».
En 2017, la Caci a organisé des missions vers une quinzaine de pays, note le même responsable, citant l’exemple de la Malaisie, la Hongrie et l’Espagne, ainsi que des pays africains comme le Benin, le Togo et la Côte d’Ivoire.
Le volet animation occupe, lui aussi, une place importante dans le plan d’action 2018, souligne encore M. Hadef. «Ce volet a trait aux salons et expositions à organiser durant cette période, comme nous l’avions fait en 2017 avec le Salon des énergies renouvelables et de l’environnement», précise-t-il. Pour l’année en cours, la Caci va renforcer l’organisation de ce type de manifestations. Abordant le chapitre formation, notre interlocuteur insistera sur son «importance», signalant qu’il fait partie des «missions principales de la Chambre». Elle dispose de deux établissements de formation, à savoir l’Institut supérieur de commerce et l’Ecole nationale des affaires, à Alger, et dont la formation sera «destinée aux entreprises ainsi qu’aux étudiants en fonction des besoins du secteur économique», précise-t-il.
De son côté, l’expert en économie et en développement, M’barek Malek Seraï, évoque le rôle et les actions de la Caci, considérant que sur le plan des moyens cet organisme est «amoindri» par rapport au rôle qui lui a été assigné à sa création en 1984. «Actuellement, la Chambre compte une équipe jeune et performante, mais qui dispose de peu de moyens», note M. Seraï. Ce dernier préconise donc «plus de moyens financiers et humains» au profit de la Caci, mais aussi, insiste-t-il, «une adhésion payante de la part des membres que sont les opérateurs économiques». Poursuivant son constat, il note «qu’aucun ministre du Commerce n’a pu convaincre le gouvernement de donner à cette structure plus de moyens pour lui permettre de jouer correctement son rôle, notamment en ce qui est de l’accompagnement des opérateurs qu’il faut informer et aussi former à plusieurs niveaux, à l’exemple du contrôle de la qualité et l’arbitrage économique international». M. Seraï rappelle que dans le projet de 1984, il était question de donner à la Caci «les moyens pour qu’elle soit un relais efficace entre les opérateurs et qu’elle puisse jouer son rôle dans les consultations économiques relatives à des sujets de haute importance, tel que la loi de finances ou la fiscalité». «Le ministère du Commerce n’a jamais eu la force de réaliser tout ça. J’espère qu’il pourra convaincre le gouvernement à œuvrer pour mettre en place une Chambre de commerce renforcée», conclut-il.