La cérémonie d’ouverture des prochains Jeux Olympiques d’été se dessine. Tony Estanguet, le patron du Comité d’Organisation des JO de Paris 2024, a dévoilé un projet pharaonique. Un spectacle grandiose hors-stade. Avec la Seine pour décor. Du jamais vu. Époustouflant. S’imaginer le monde réuni. S’imaginer les yeux braqués sur Paris. S’imaginer le 26 juillet 2024. 20 heures. 25 degrés dans l’air. Pour la première fois de l’histoire et après trente-deux cérémonies d’ouverture, la ville est une scène. La Seine devient le cœur de l’Olympisme. Sur six kilomètres, du Pont d’Austerlitz au Pont d’Iéna, le fleuve parisien sera le théâtre de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Un spectacle géant pour un milliard de téléspectateurs. Créatif, surprenant. Avec les plus de 10 000 athlètes au cœur du projet. Des athlètes en quête de sensations, de médailles, prêts à débarquer sur les quelques 162 embarcations prévues. Le défilé des 206 délégations donnera le coup d’envoi de ce spectacle.
Quarante-cinq minutes de défilé sur l’eau, entre excitation et fierté, avec les monuments parisiens en majestueux décor d’une pièce à construire. «Cet immense terrain de jeu offre des possibilités quasi infinies sur l’eau, dans les airs, avec les monuments parisiens attenants, indique Michaël Aloïsio, le porte-parole de Paris 2024 et directeur de cabinet du président de Paris 2024, Tony Estanguet. Le sport sera au cœur de la cérémonie».

600 000 PERSONNES
Entre le Cojo (le comité d’organisation des Jeux Olympiques), les services de l’Etat, la ville de Paris, les acteurs du fleuve, les travaux s’harmonisent. L’Etat a donné son feu vert pour assurer en toute sécurité cet instant inédit. 600 000 personnes pourront assister à cette cérémonie. C’est dix fois plus qu’au Stade de France en configuration spectacle. Les Parisiens, les Français, les spectateurs du monde entier pourront s’approprier ce moment. «Nul doute que la France n’a jamais eu cette exposition, insiste Michaël Aloïsio. Avec toutes les équipes, nous voulions quelque chose de différent. Des Jeux spectaculaires et créatifs, participatifs aussi, en y associant de nouveaux territoires et de nouvelles communautés. La Seine devient la piste, les quais des gradins».

A NOUS D’ÉCRIRE L’HISTOIRE QUE L’ON VEUT RACONTER
Au fil de l’eau, sur les ponts enjambant la Seine, des sportifs et des artistes dévoileront leurs talents divers et variés. Il y aura des funambules, des danseurs et des acrobates qui se livreront à des figures aquatiques et des plongeons de très haut vol. On y écoutera un orchestre symphonique flottant, également. «Nous jouerons sur la dimension émotionnelle du sport, ajoute Michaël Aloïsio. Cette cérémonie doit sublimer le sport». Fin de parcours. Un opéra éphémère s’anime au Trocadéro. Le relais de la flamme olympique touche à sa fin. Cette flamme olympique qui, bientôt, embrasse sa vasque.
Quelle est cette personne qui aura l’honneur de l’allumer ? Où se trouvera-t-elle ? Il est des secrets bien gardés. Mais la Dame de fer aura assurément un rôle majeur dans la nuit parisienne… «A nous d’écrire l’histoire que l’on veut raconter. Et ce, dans le plus beau décor du monde, dévoile le porte-parole de Paris 2024, conscient d’un défi majuscule. Nous avons l’impression de dévoiler une bande-annonce. C’est un moment déjà marquant, intense».