La candidature de l’Algérie pour abriter le siège de l’Agence africaine du Médicament (AMA), créée récemment, a été officiellement confirmée, a-t-on appris lundi d’une source autorisée du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.

“La candidature de l’Algérie a été officiellement confirmée au même temps que celles de sept autres pays africains, en l’occurrence l’Egypte, la Tunisie, le Maroc, le Rwanda, l’Ouganda, le Zimbabwe et la Tanzanie”, a souligné cette source.

Selon la même source, “tel qu’arrêté par l’Union africaine, le processus devant aboutir au choix du candidat répondant le plus aux critères de sélection passe d’abord par une opération d’évaluation et de notation confiée à une équipe d’experts africains indépendants, mise en place à cet effet par la Commission de l’Union africaine”.

“Cette équipe, qui a récemment effectué des visites d’évaluation dans les huit pays candidats, est en phase de préparer un rapport exhaustif assorti d’un classement des candidats selon le degré de leur conformité à un ensemble de critères prédéfinis concernant les conditions nécessaires au bon fonctionnement de l’AMA”, a-t-elle expliqué.

La seconde étape de ce processus de sélection, a-t-elle poursuivi, “est de nature intergouvernementale, au cours de laquelle la première Conférence des Etats parties au Traité instituant l’AMA puis le Conseil exécutif de l’UA, dont les réunions sont prévues successivement en juin et en juillet 2022, seront appelés, sur la base du rapport d’évaluation qui sera soumis par l’équipe d’experts, à choisir le pays-hôte de l’AMA, soit par consensus ou, à défaut, par le recours au vote”.

Cette procédure transparente qui donne à chaque candidature sa chance “s’entend comme un moyen de renforcer l’action africaine commune, en l’occurrence en dotant le continent d’un outil opérationnel, à vocation scientifique et industriel, conçu pour stimuler une intégration africaine de production de différents médicaments répondant aux besoins des peuples africains”, a-t-on ajouté.

“L’Algérie qui évolue à pas assurés vers l’autosuffisance en matière de production locale de médicaments est naturellement disponible pour accueillir l’AMA et lui donner tous les moyens d’un bon décollage et d’un bon parcours dans l’intérêt des peuples africains et de la communauté internationale”, a conclu la même source.