Après un parcours pour le moins moyen lors des Jeux Méditerranéens 2022 à Oran ponctué par une laborieuse 6e place, l’équipe nationale de handball aborde le Championnat d’Afrique de la discipline avec des incertitudes. En Egypte (11 – 18 juillet), 14 sélections se disputeront les 5 sésames pour les Mondiaux prévus du 11 au 23 janvier prochains et qui seront abrités conjointement par la Pologne et la Suède.

En pleine relance, le « Sept National » n’aborde pas la messe continentale avec des garanties. Se trouvant dans la poule « B » que complètent le Gabon, la Guinée et le Kenya, les camarades de Messaoud Berkous, amoindri par une blessure et incertain pour ce challenge, ne devraient – auf cataclysme- pas avoir du mal à se qualifier pour les quarts de finale sachant la qualité des adversaires dans leur groupe.
Ça sera la première étape à accomplir en essayant de parfaire les automatismes lors des 3 tests du premier tour dans l’épreuve. La première sortie est prévue ce matin (10h) face aux Kenyans à la salle Hassan Mousafa. S’ils ont eu du mal à briller lors des JM-2022, les « Verts » évolueront dans un niveau bien inférieur lors de cet écrémage de la compétition africaine.

Les choses se corseront à compter des quarts

Le vrai défi débutera dès les quarts de finale avec une éventuelle opposition contre le Maroc. Potentiellement, les Algériens devraient finir leaders du quartet « B » alors que les Marocains ne devraient pas pouvoir enlever le leadership à l’Egypte dans le tierce « A » où 3 équipes seulement seront en lice tout comme le « C » où figurent la Tunisie, le Cap-Vert et le Nigéria.
L’objectif sera d’assurer une place au Championnat du Monde de la petite balle en janvier prochain. L’Afrique disposera de 5 tickets. Cela voudra dire qu’une présence dans le dernier carré va garantir la participation au rendez-vous planétaire. Pour cela, il faudra montrer un visage moins pâle que lors des Méditerranéades.
A ce sujet, le demi-centre Abdelkader Rahim a assuré qu’« à Oran, ce n’était pas notre niveau. Nous sommes une équipe en pleine période de reconstruction, on commence juste à jouer ensemble. Cela fait 15 ans que je suis en équipe nationale, c’est toujours difficile, on se voit trois jours par an seulement ». Le sociétaire de Dunkerque HGL (France) note qu’« il y a une CAN-2022 qui arrive, si le handball algérien veut toujours exister, il faudra réaliser une bonne performance en Egypte et essayer de se qualifier au Mondial. Il faut qu’on reste soudés entre nous et s’accrocher. Il faut redevenir une grande nation de handball, en reprenant tout à zéro ».

Abdi grand absent et une aura à défendre

Tout ne s’annonce pas facile sachant que l’EN fera sans le très influent Ayoub Abdi blessé à la cheville et forfait. Une absence qui fragilisera certainement le collectif sachant l’impact du joueur et son talent. Malgré toutes ces données, manquer le Mondial serait une véritable désillusion compte tenu du niveau africain. Le pire résultat réalisé par nos handballeurs jusque-là était la 6e place décrochée au Gabon en 2018.
En 21 participations, les Dz n’ont échoué qu’à deux reprises (2006 et 2018) à atteindre le carré d’as et n’ont manqué le podium que dans 4 séquences (2004, 2006, 2016 et 2018). Il y a clairement une réputation à défendre malgré la délicatesse de la posture et la crise qu’a traversée ce sport ces deux dernières années.