En 2019, le Cameroun devait abriter la CAN. Cela n’a pas été possible car le pays n’était
pas prêt selon la Confédération africaine de football (CAF). L’instance avait donc décidé de confier l’organisation à l’Egypte qui s’est présentée comme alternative. Deux ans après, les Camerounais ne sont pas dans les temps selon la CAF. La menace de déposséder le pays des Lions Indomptables de la messe africaine ressurgit dans une Afrique où les rebondissements sont légion.

Par Mohamed Touileb
Les manquements seraient nombreux selon la CAF. Un protocole COVID-19 toujours pas mis en place, maintenance inconsistante des pelouses et un stade Olembe dont la construction n’avance pas comme prévu ainsi que d’autres imperfections, le dernier rapport de la CAF relève de nombreuses défaillances.
Ces dernières peuvent porter préjudice à la tenue du tournoi. Ainsi, le document de la structure footballistique n’augure de rien de bon. « Je suis navré de constater que malgré les nombreuses visites, notamment celle du président et du Secrétaire générale de la CAF et du vice-président de la CAF et les promesses qui ont suivi, les actes n’ont pas suivi », indiquait la correspondance adressée aux Comité de l’organisation de la CAN-2021.

Olembe, stade d’inquiétudes
Concernant le stade Olembe, enceinte qui abritera la cérémonie d’ouverture, il a été relevé que l’état d’avancement des extérieurs est « sans progrès depuis (sa) dernière visite datant du 22 octobre ». Par ailleurs, la CAF a haussé quelque peu le ton. « Sachez que si tout n’est pas réglé d’ici au 30 novembre 2021, le match d’ouverture aura lieu ailleurs. Des dispositions sont d’ores et déjà prises dans ce sens, mais ce serait malheureux pour le Comité exécutif, pour la CAF et pour le Cameroun », précisera la structure faitière de la balle ronde africaine.
Toutes ces données peuvent laisser croire que la Coupe d’Afrique des nations 2021 pourrait ne pas se dérouler au Cameroun. Les signaux sont mauvais après ce récent état des lieux et les craintes persistent avec un préjudice de dépossession de l’organisation qui plane. Pourtant, il y a deux années de cela, i y a eu les assurances de la FECAFOOT qui assurrait qu’: « aucune menace ne pèse sur la CAN du Cameroun ».

CAF, les alternatives déjà trouvées ?
Par ailleurs, le fait que la CAF annonce avoir pris des dispositions veut dire qu’elle est parée à toutes les éventualités. Même l’idée d’organiser ce rendez-vous continental ailleurs. Comme en 2017 et 2019, le nom du Maroc fait office de potentiel pays hôte alternatif. Aussi, la probabilité de déplacer l’épreuve au Qatar est évoquée.
En tout cas, depuis l’édition 2017, le nom du Maroc ressort souvent dans les plans d’urgence sans jamais remédier aux défaillances organisationnelles qui persistent depuis… 2015 quand le Royaume chérifien lui-même avait laissé tomber l’Afrique en faisant un faux-bond quelques semaines seulement du lancement de la CAN de cette même année qu’il devait abriter.
La dernière fois que le Maroc a été présenté comme repreneur, c’était il y a un peu plus de deux ans. Finalement, c’était l’Egypte qui a organisé la première CAN à 24 participants que l’Algérie avait remportée. Cette réattribution a poussé la CAF à consoler le Cameroun en lui donnant la séquence 2021. Une mesure qui avait engendré un glissement dans l’agenda. Ainsi, la Côte d’Ivoire et la Guinée, désignées comme terres d’accueil pour les séquences 2021 et 2023, ont fini par accepter d’abriter les séquences de 2023 et 2025. Cette fois, cette manœuvre ne sera pas possible. Pour le Cameroun, c’est cette année où jamais.