Par Rédaction culturelle
L’information ne nous concerne pas directement mais elle est utile pour les amateurs de grande musique parmi les internautes algériens. En effet, dans le cadre des initiative prises à travers le monde entier pour inciter les personnes à rester confinées chez elles pour limiter la propagation du coronavirus, la Bibliothèque nationale française (BNF) offre un accès gratuit à sa collection sonore, composée de 45 000 albums, à partir de microsillons édités entre 1949 à 1962 en ligne diffusés sur l’ensemble des plateformes musicales. Des plateformes dont la majorité sont accessibles notamment via la populaire Youtube. Dans son catalogue, la BNF propose notamment la section musique classique qui « couvre tant l’histoire de l’interprétation que celle de l’enregistrement des répertoires au disque, Maria Callas, William Kempf, Arthur Rubinstein… », souligne la BNF sur son site officiel.
Le disque restitue une histoire de l’interprétation de la musique classique au XXe siècle. Il témoigne de l’évolution de l’approche des répertoires au gré des progrès technologiques notamment dans les années 1950 (M. Callas, K. Ferrier) sous la houlette de producteurs rigoureux (Walter Legge). La musique contemporaine fait également son entrée avec des compositeurs tels que Boulez ou Stockhausen, publiés notamment par les marques Deutsche Grammophon et Véga. Dans la section Jazz, le département de l’Audiovisuel conserve une des collections de jazz les plus importantes au monde. Il est rappelé sur le site officiel de la BNF que c’est « en 1917 qu’est gravé ce que l’on considère comme le premier disque de jazz par l’Original Dixieland Jass Band. Les grands orchestres de Duke Ellington et Count Basie inventent le swing. En France, le Quintette du Hot Club de France de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli remporte un succès sans précédent ».
Des labels naissent grâce à quelques passionnés comme Eddy Barclay (Blue Star) ou Charles Delaunay (Swing, Vogue) dont les archives et la collection sont conservées au département de l’Audiovisuel de la BNF. Propulsées par l’idéal, la fougue et l’insouciance de la jeunesse, ces maisons de disques livrent des artistes qui, du New Orleans (Sidney Bechet) au Be Bop de Miles, Dizzy et Charlie Parker, marqueront définitivement de leur empreinte l’histoire de l’édition phonographique. 
C’est tout naturellement que la BNF propose également un fond sonore de la chanson française, considéré comme le fonds le plus riche au monde dans ce domaine ; tous les genres et interprètes sont représentés : du comique troupier (Polin…) à la chanson Rive gauche (Félix Leclerc, Juliette Gréco, Boris Vian…), en passant par le caf’conc’ (Mayol, Dranem…), la chanson réaliste (Fréhel…), ou des thématiques comme la chanson coloniale… L’intérêt étant ici notamment de permettre, en même temps que la redécouverte des enregistrements originaux des stars comme Mistinguett, Joséphine Baker…, de retrouver des interprètes peu ou pas réédités comme Yvonne George ou Emma Liebel par exemple Dans la section variétés internationales, les internautes algériens auront un large accès au fado, guitare hawaiienne, samba brésilienne, crooners américains… Innombrables raretés sont présentes dans ce domaine également. On notera par exemple un fonds de musiques arabes et maghrébines dont l’importance et l’amplitude historique ont peu d’équivalent au monde. Cette production va être démultipliée par le microsillon à partir des années 1950, Paris devenant alors le « carrefour des musiques du monde ».
Accessibles pour tous, les enregistrements de BNF Collection sonore sont diffusés par 150 plateformes dans plus de 100 pays. Cette collection sonore est disponible sur les plateformes de téléchargement et de streaming musical, Youtube, Deezer, iTunes, Google Play, Spotify.n