C’est le grand jour pour le plus prestigieux des événements sportifs. Le Qatar sera le pays hôte de la 22e édition de la Coupe du Monde de football (20 novembre – 18 décembre). Au-delà de l’aspect sportif, les Qataris ont un sacré défi à relever. Depuis l’attribution de l’organisation il y a 12 ans, l’Occident a constamment mis la pression pour que la FIFA annule sa décision. En vain. Et malgré toutes les critiques et attaques, le petit émirat compte réaliser quelque chose d’immense et prouver au monde entier qu’à l’Orient, on sait ce qu’est l’excellence.

Par Mohamed Touileb
Place au spectacle et au coup d’envoi du Mondial qui sera donné aujourd’hui au Stade Al-Bayt à Al-Khor avec l’opposition entre le Qatar et l’Equateur à partir de 17h. Mais, avant cela, il y aura la traditionnelle cérémonie d’ouverture qui devrait être sublime.
Ça ne déchantera pas pour autant
Et, là aussi, certains ont tenté de plomber l’ambiance. Des artistes, dont la majorité est liée à des labels américains, ont décliné les invitations pour se produire. Parmi les boycotteurs, on citera Shakira, qui avait chanté Waka Waka (This Time for Africa) lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Pour leur part, la Britannique Dua Lipa et Rod Stewart ont décliné l’invitation des organisateurs en avançant l’argument du non-respect des Droits de l’Homme.
Pour se vanter de sa démarche, Rod Stewart a révélé au Times qu’«on m’a offert beaucoup d’argent, plus d’un million de dollars, pour y jouer. C’était il y a 15 mois. Ce n’était pas la bonne chose à faire». Fait notable : ces mêmes artistes n’ont pas hésité à faire des concerts en Palestine occupée. C’est pour dire toute l’hypocrisie qui a régné pendant plus d’une décennie juste parce que le Qatar a coiffé les Etats-Unis pour l’organisation de la messe planétaire.

Le Qatar a mis un sacré paquet
Les USA n’ont pas franchement digéré l’affront et n’ont pas cessé d’activer les différents leviers pour saboter l’événement. Sepp Blatter, ancien président de la FIFA, n’a pas survécu à cette attribution tout comme de nombreuses personnes qui gravitaient autour de lui. Les Ricains étaient fâchés et, en évidemment, les scandales sur les pots de vins ont éclaté dans la foulée. Il était invraisemblable qu’une épreuve de cette ampleur se déroule dans le Désert d’Arabie et dans un pays musulman qui était déterminé à faire respecter ses valeurs et son identité.
Pour une fois, le Mondial allait avoir des allures orientales et le Qatar n’a pas lésiné sur les efforts afin de s’offrir les habits de lumière pour cette occasion. L’investissement était faramineux. Alors que son PIB est estimé à 180 milliards de dollars, c’est plus de 200 milliards de dollars qui ont été déboursés entre 2012 et 2022. Pour mettre le feu, il fallait flamber. Le show est donc attendu. Et il risque de tempérer les ardeurs des détracteurs.