La 2e plus grande manifestation sportive du continent après la Coupe d’Afrique des nations de football débute aujourd’hui et s’étalera jusqu’au 31 du mois
en cours. Les Jeux Africains
(JA-2019), dans leur 12e édition prévue au Maroc, regrouperont quelques 6000 athlètes en provenance de 54 pays qui concourront dans 29 disciplines différentes. La qualification aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 sera un sérieux enjeu et pourrait rehausser considérablement le niveau
de ce rendez-vous majeur.

En Afrique, c’est souvent le même scénario ces derniers temps : un pays hôte désigné qui se désistent où auquel on retire l’organisation pour des soucis financiers et non respect des délais voire exiger certaines garanties pour pouvoir attirer les meilleurs athlètes du continent. C’est ce qui s’est passé avec la Guinée-équatoriale qui avait exigé que la messe soit qualificative pour les JO 2020 de Tokyo pour l’abriter.
C’est donc les Marocains qui ont remplacé les Équato-Guinéens en s’engageant en décembre 2018 avec l’Union africaine (UA), l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), l’Union des confédérations des sports africains (UCSA) et du Comité local d’organisation (LOC) pour que la tenue de la 12e séquence des JA soient garanties et éviter une éventuelle volte-face pouvait mettre les joutes africaine en péril.
En tout, six villes-étoiles ont été choisis pour accueillir les différentes épreuves. Il s’agit de Rabat, Casablanca, Salé, El-Jadida, Mohammedia et Khémissat. « Le choix a été porté sur ces villes en raison du niveau de leurs infrastructures sportives et des sites d’hébergement adéquat pour accueillir les différentes disciplines programmées », expliquent les organisateurs. L’ensemble des participants prendront quartier à l’Université internationale de Rabat qui sera le village olympique.

Les Dz entre doutes et ambitions
Pour ce qui est de la délégation algérienne qui se rendra chez nos voisins, il faut savoir que 255 athlètes sont recensés. Ils seront engagés dans 23 spécialités distinctes qui sont l’athlétisme, le football (U20 filles), la boxe, le cyclisme, la gymnastique, l’haltérophilie, le badminton, le volley-ball (messieurs), le handball, le beach-volley (U18), le triathlon, le judo, le karaté, le taekwondo, l’équitation, les échecs, la natation, l’aviron, le kayak, la lutte, le tir aux armes sportives, le tir à l’arc et le tennis de table.
Pour les prévisions de médailles, les différentes fédérations confondues, qui se sont engagées par écrit avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), ont misé sur une moisson de 137 breloques (29 or, 26 argent et 82 bronze) contre les 114 podiums (40 or, 40 argent et 34 bronze) signés à Brazzaville (Congo) il ya 4 ans. Vous l’avez sans doute remarqué, c’est plus de quantité mais moins de qualité. Pour rappel, dans la capitale congolaise, l’Algérie avait signé réalisé sa meilleure récolte à l’extérieur avec 40 titres africains qui l’ont placée à 4e place au classement final derrière l’Egypte, le Nigéria et l’Afrique du Sud parmi les 40 nations participantes. La performance la plus aboutie était celle de l’opus 2007 à domicile avec 205 distinctions dont 77 en or, 63 en argent et 77 en bronze. Cette fois, la concurrence devrait être plus conséquente et le niveau assez relevé. Place à l’épreuve du terrain.