Soixante-huit ans d’existence. Quarante-huit de carrière de journaliste. Le temps de vivre, transmettre et former certains sur le circuit. Ahmed Achour, journaliste du quotidien Le Temps d’Algérie et passé aussi par El-Moudjahid, a rejoint sa dernière demeure hier après avoir rendu l’âme jeudi des suites d’un arrêt cardiaque.

Le défunt a été inhumé hier au cimetière de Sidi- Tayeb à El-Harrach (Alger) après la prière du vendredi. Une foule nombreuse était présente sur les lieux. Un évènement douloureux qui aura réuni toute la famille du sport algérien. Etait présent le ministre de la Communication M. Djamel Kaouane qui a rendu un hommage poignant au regretté la veille en évoquant «un parcours particulier dans le domaine de la presse sportive algérienne dont il était, au moment de son décès, l’un des doyens et l’une des figures les mieux écoutées et les plus respectées». «Avec une carrière de pas moins de 48 ans, le défunt avait fini de capitaliser une expérience dans le journalisme sportif, alors que son diplôme de chirurgien-dentiste obtenu en 1977 à la Faculté d’Alger, le destinait à la voie médicale.»a-t-il écrit.
«Féru du sport-roi et connaisseur du milieu, Ahmed Achour n’a pourtant jamais limité son intérêt au seul football, lui qui aimait que l’on dit de lui qu’il est, par excellence, un journaliste sportif. Sa polyvalence, son objectivité, sa grande proximité des terrains et des grandes figures du mouvement sportif national ont longtemps rendu sa parole et ses avis très audibles auprès des grands responsables du sport en Algérie», a-t-il souligné.
En parlant de football, plusieurs figures de la balle ronde se sont rendues à l’enterrement. Mahieddine Khalef, Kheireddine Zetchi (Président de la FAF), Mahfoud Kerbadj (Président de la LFP). Il y lieu aussi de noter la présence de Mustapha Berraf (Président du COA) ainsi que des confrères qui ont côtoyé Ahmed Achour tout au long du parcours.
«C’est une grosse perte pour le journalisme algérien», c’était l’expression qui revenait souvent hier. L’émotion et les regrets reflétaient la sociabilité d’un homme humble comme témoignent ceux qui l’ont connu. Ahmed Achour est parti mais ses écrits restent. Qu’il repose en paix.
M. T.