Les festivités nationales de la Journée internationale des travailleurs ont été célébrées hier à Hassi-Messaoud en présence du  ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, où il a pris part à un imposant regroupement de travailleurs à la base Sonatrach d’Irara, en présence d’une importante délégation ministérielle,

du président de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), ainsi que du président du Forum des chefs d’entreprises (FCE). A cette occasion, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités et de l’Aménagement du territoire, chargé par le président de la République pour présider les festivités, n’a pas manqué de souligner que le choix de Hassi-Messaoud « est une décision qui reflète la profondeur et la symbolique de cette célébration, ainsi que la place de choix qu’occupe le Grand Sud dans le développement des potentialités du pays ». L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le Forum des chefs d’entreprises (FCE) ont pour leur part exprimé leur détermination à travailler main dans la main pour l’intérêt de l’économie nationale, une économie qui doit avoir pour axe l’entreprise nationale publique et privée et la compétence locale. C’est ce que le patron de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd et le patron des patrons, Ali Haddad, ont expliqué dans leurs interventions, à Ouargla, à l’occasion des festivités officielles de la célébration de la Journée internationale du travail.  Leurs discours venaient, ainsi, répondre à l’appel du président de la République qui a exhorté les partenaires du Pacte économique à favoriser le dialogue.
«J’appelle les partenaires du Pacte économique et social de croissance à faire prévaloir le dialogue sérieux et constructif afin de surmonter tous les conflits dans le cadre de la loi, en tenant compte de la difficulté de la conjoncture financière que traverse le pays, une difficulté qui touche également à de nombreuses entreprises économiques», a, en effet, indiqué le chef de l’Etat.
Dans son intervention, Abdelmadjid Sidi Saïd a soutenu que le développement de l’économie nationale et l’amélioration de la qualité de la production nationale revêtent une importance capitale pour pouvoir aller à la conquête des marchés internationaux et réduire la facture des importations du pays.  
«La promotion de l’économie nationale et son essor donnent lieu à l’encouragement de l’investissement et la préservation de l’entreprise algérienne, qui en plus d’employer de nombreux enfants du pays, génère de nouveaux postes d’emploi pour les jeunes», a estimé le secrétaire général de l’UGTA, pour qui le développement de l’économie nationale va réduire la facture des importations. «La souveraineté économique est la clé de la préservation du pouvoir d’achat du citoyen, de l’emploi et de la promotion sociale», a ajouté Abdelmadjid Sidi Said. Ce dernier a qualifié de «solides» les liens entre le patronat et la centrale syndicale, rejetant toute division entre eux, car, a-t-il affirmé, «nous travaillons ensemble pour l’intérêt suprême du pays».  Pour sa part, Ali Haddad, président du FCE, a appelé les travailleurs à avoir confiance en l’entreprise algérienne, notamment privée et dont les patrons sont des citoyens à part entière soucieux de l’avenir de l’Algérie.
«J’appelle mes sœurs travailleuses et mes frères travailleurs à avoir confiance en l’entreprise algérienne publique et privée particulièrement et à considérer les chefs comme des citoyens qui militent pour des entreprises nationales et solidaires assumant leur responsabilité dans la société», a-t-il dit dans son une brève intervention.
Pour le patron des patrons, l’Algérie a vécu après l’indépendance des étapes décisives dans son processus de développement et «les travailleurs étaient le cœur battant qui a levé les défis». «Aujourd’hui, a-t-il soutenu, nous devons tous unir nos efforts pour relever le défi de bâtir une économie nationale forte par des idées algériennes et des entreprises nationales.» Ali Haddad rappellera à l’occasion le message du président Abdelaziz Bouteflika le 19 mars dernier, qui avait insisté sur la nécessité de «réhabiliter le travail». «Nous sommes tous concernés par l’appel du Président pour développer la production nationale. Les travailleurs et les patrons dans différentes entreprises nationales doivent respecter cet engagement, car nous sommes tous conscients des défis et des efforts que chacun de nous doit fournir», a insisté le président du FCE. Il n’exclura pas aussi le gouvernement de son appel, d’autant qu’il est le partenaire intermédiaire entre les travailleurs et le patronat. «Nous n’avons d’autre patrie que l’Algérie et ensemble, travailleurs, chefs d’entreprises et responsables au gouvernement, devons continuer la concertation et le travail pour fixer nos objectifs stratégiques et tracer des plans consensuels à même de les réaliser pour enfin sortir définitivement de l’économie de la rente», a plaidé le même orateur.