L’opposition politique dit soutenir les négociations d’Astana L’opposition politique syrienne a affirmé samedi qu’elle soutenait les pourparlers avec le régime sur un règlement du conflit devant s’ouvrir à Astana sous l’égide de la Russie, de la Turquie et de l’Iran le 23 janvier.

«Concernant la réunion d’Astana, le comité affirme son soutien à la délégation militaire (…) et exprime l’espoir que la réunion renforcera la trêve», a déclaré le Haut comité des négociations (HCN), qui regroupe une grande partie de l’opposition syrienne, dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Ryad. Le HCN a également exprimé l’espoir que la réunion «établisse la confiance» en appliquant la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, en particulier les articles portant sur la levée des sièges imposés aux villes et villages, la distribution des aides et la libération des détenus. Adoptée fin 2015, la résolution 2254 établit une feuille de route pour une solution politique au conflit syrien. Outre des négociations opposition-régime et un cessez-le-feu, le texte prévoit un gouvernement de transition et des élections. Le HCN dit en outre «apprécier les efforts» déployés pour que les pourparlers d’Astana donnent des fruits, affirmant qu’ils «ouvrent la voie aux discussions politiques» prévues à Genève le mois prochain. Le communiqué, qui ne précise pas si le HCN a été invité aux pourparlers d’Astana, souligne que «les discussions sur le processus politique (…) doivent se tenir sous l’égide et la supervision de l’ONU». Le HCN a exprimé son «souhait de reprendre les pourparlers de Genève sur un règlement politique sans conditions préalables» et dans le cadre fixé à 2012 à Genève, où les grandes puissances s’étaient accordées sur les principes d’une transition politique en Syrie à l’issue d’une première série de négociations organisées sous l’égide de l’ONU, connues sous le nom de Genève 1. Les négociations d’Astana sur l’avenir de la Syrie ont été annoncées fin décembre après l’instauration d’un nouveau cessez-le-feu en Syrie, où le conflit a fait plus de 310.000 morts depuis 2011.