Le Conseil des participations de l’Etat a autorisé l’ouverture du capital du complexe d’El Hadjar à un nouveau partenaire étranger. Il a ainsi été décidé un rééchelonnement à long terme de sa dette s’élevant à plus de 122 milliards de dinars. Ce partenaire, l’émirati Groupe Dzayer Emarat, détiendra 49 % des actions.

Ce n’est pas la première fois que l’Algérie tente de sauver le complexe d’El Hadjar en injectant de nouveaux fonds et en prenant à sa charge la dette du complexe. Une formule qui ne s’est pas toujours soldée par du succès. L’on se rappelle l’histoire à rallonge de l’échec de ce partenariat porté à bras le corps par le gouvernement algérien qui avait pour nom Mittal-Steel. Le complexe d’El Hadjar avait été cédé à Mittal en 2001. Ce dernier détenait 70% alors que 30% revenait à l’Etat algérien à travers Sider. Un partenariat qui n’a pas trop résisté. Les dirigeants étrangers de l’époque n’arrêtaient pas de se plaindre de la non-rentabilité du projet. Malgré tous les efforts de l’Etat algérien. Pour sauver l’unique complexe sidérurgique du pays employant 5 000 personnes d’une faillite retentissante et d’une cessation totale d’activité avec ses conséquences sociales, le gouvernement avait décidé finalement de reprendre le contrôle du groupe public Sider. En augmentant sa participation dans le groupe. Avec cette nouvelle tentative de réorganisation, il s’agit de ne pas retomber dans les mêmes erreurs. Comme celle de prendre à bras le corps la dette, injecter de l’argent, pour que des partenaires étrangers scellent une coopération. Et qui abandonneront au moindre soubresaut. Ainsi l’on n’est pas à l’abri d’une réédition du fiasco Mittal Steel. L’Etat consent un grand effort en épongeant les dettes et encourageant le partenariat par d’autres aides, sans garantir une efficacité économique. L’éventualité d’une non-rentabilité occasionnera des surcoûts pris en charge par le Trésor public. Une problématique qui ne serait point bienvenue aujourd’hui en ces temps de tensions budgétaires.