Constatant que certains représentants de clubs n’hésitent pas à recourir à des propos dangereux et irresponsables pour dénoncer la «hogra» dont leur équipe est victime, la Fédération algérienne de football (FAF) a réagi.

La structure footballistique a, via un communiqué publié sur son site officiel hier, appelé les auteurs, qu’ils soient présidents, dirigeants, entraîneurs ou joueurs, de ces sorties médiatiques à «faire preuve de retenue dans leurs déclarations et user des voies de recours légales et de ne pas succomber à l’invective qui ne fait honneur ni à leurs auteurs ni à la discipline qu’il pratique et ni à leur rang d’éducateurs.» La FAF a relevé «avec regret la recrudescence de la violence verbale de la part de certains dirigeants de clubs, à l’encontre de la LFP, de l’arbitrage et même de l’instance qu’elle dirige.»
Allusion faite notamment au chairman de la JS Kabylie, Chérif Mellal, qui ne cesse d’allumer Abdelkrim Medouar, patron de la Ligue de football professionnel (LFP), et son bureau à chaque fois qu’il en a l’occasion. Le patron du conseil d’administration (CA) des Canaris fait état d’«une gestion catastrophique de la programmation» et relève avec insistance «l’illégalité de la LFP qui ne dispose pas d’agrément ni d’un secrétaire général toujours pas désigné comme prévu.»

Les contestataires sommés de recourir aux «canaux légaux»

Par ailleurs, la FAF indique que ces accusations sont «gratuites et souvent diffamatoires». De ce fait, «elles interpellent la fédération pour rappeler à leurs auteurs qu’il existe des canaux légaux pour introduire leur contestation ou autre réclamation, outre celles de l’usage à satiété des médias qui ne peut déboucher que sur la création d’un climat de suspicion, de haine et par extension un appel clair à la violence.» Avec ce libellé, l’instance footballistique essaie de calmer les esprits et remettre un peu d’ordre dans un vrai foutoir où tout le monde fait tout et n’importe quoi sans prendre la mesure de ses actes et propos. Pas sûr que cela suffise pour apaiser des tensions ayant atteint un pic dangereux.