L’homme de cinéma Mourad Bouchouchi s’est éteint, hier, à l’âge de 81 ans, en France, a annoncé, hier, à Reporters son neveu, le réalisateur et cinéaste Lotfi Bouchouchi. Selon ce dernier, le défunt sera inhumé, aujourd’hui, à Thiais, en région Ile-de-France.

Né le 17 avril 1938 à Kherata, Mourad Bouchouchi a participé après l’Indépendance, en 1963, à la création du Centre national de la cinématographie algérien (Cnca), il était derrière la formation des premiers cinéastes de l’Algérie indépendante tels que Belkacem Bazi et Merzak Alouache. Il a rejoint le maquis en 1956 et les rangs de l’Armée de libération nationale pour atteindre le grade de lieutenant. Plus tard, il sera directeur de l’audiovisuel au ministère de la Culture, dans les années 1960 à 1970. Avant d’être responsable au Centre culturel algérien à Paris dans les années 1980 à 1990. Dans le cinéma, il a co-écrit le scénario de «Une si jeune paix» de Jacques Charbi, premier long métrage algérien, et de nombreuses nouvelles, dont celle qui a permis à Mohamed Yacine Benelhadj d’écrire le scénario du film «Le Puits », réalisé par Lotfi Bouchouchi, le neveu du défunt. Il fut aussi derrière de nombreuses co-productions dans les années 1960 «qu’il disait être la meilleure formation pour les techniciens algériens», confiera Lotfi Bouchouchi. Le cinéaste décédé faisait aussi partie des équipes de production d’«Elise ou la vraie vie» de Michel Drach, et du long métrage «Z » du grand Costa-Gavras