Bouazza  Berrouiguet, ancien cadre de la santé, est décédé ce jeudi à l’âge de 72 ans(il est né le 24 juillet 1946 à Tlemcen).Une mort due à priori à un AVC qui l’a foudroyé. Il a eu un vertige chez lui à Hennaya, avant de tomber la tête contre un mur. Une chute qui lui sera fatale, selon son cousin le chanteur populaire Yahia Berrouiguet.

Il a étudié à Aix-Marseille Université et  à l’Institut national de formation supérieure paramédicale de Constantine. Il occupa le poste de DSP de Tlemcen(2007) avant de prendre en qualité de DG les rênes de l’EHS mère-enfant de Bel Horizon(2008).En 2006, il remplaça Boumediène Boughrara à la tête de la DSP où se succèderont le Dr Mohamed Tewfik Khelil et Abdelkader Baghdous(actuel DSP).A ce titre, il eut le privilège de lancer les travaux du premier centre anti-cancer régional de Chetouane en novembre 2007. « C’est l’un des pionniers des entomologistes (spécialiste des insectes, n.d.l.r) ; il a activement participé dans la lutte contre le paludisme en Algérie », nous dira le Pr Kaouane Mguenni, épidémiologie, ex-doyen de la faculté de médecine Dr Benaouda Benzerdjeb de Tlemcen. Apparaissant de son vivant sur sa page Facebook, Berrouiguet exhibait, au milieu de son jardin potager sis au lotissement Bekhchi à Hennaya, un long bouquet d’ail avec ce commentaire : « L’ail pour être riche, et c’est très bon pour la santé » (Là où j’ai trouvé l’ail, j’ai trouvé la santé, dit un herboriste). Pour notre part, nous ne pouvons pas évoquer son témoignage qu’il nous fit à la suite de la disparition du doyen des DSP, en l’occurrence le regretté Dr  Mokhtar Belarbi, ce médecin atypique « aux deux stylos », décédé le 7 août 2010 : «De 1965 à 1980, il occupa le poste de directeur départemental de la santé (DDS) au niveau de l’ex-clinique Prat au faubourg Pasteur.  C’était un homme intègre, exemplaire, il n y’a pas de bonhomme comme lui en Algérie, il se pointait au travail à 8 h tapantes, réglé comme une horloge « académique » . Et de nous raconter dans ce sillage une anecdote à son sujet : « Rencontré du côté de Bab Wahran alors qu’il se dirigeait vers le marché couvert, filet plié en quatre à la main(il n’a jamais possédé de voiture), je lui proposai de le prendre. Mal lui en prit : « Je ne peux monter dans cette voiture qui appartient à la houkouma, les véhicules de service des années 70 portaient des plaques minéralogiques rouges distinctives… ».Notons l’absence criarde des autorités locales, engagé à priori dans les travaux de la 37 session ordinaire de l’APW, lors de l’enterrement du défunt ce jeudi, au cimetière de Sidi Senouci, hormis le directeur de l’EHP de Remchi et des membres de la famille et proches, ainsi que d’anciens amis et collègues. En outre pas de message de condoléances officiel « virtuel » sur les sites de la wilaya, la DSP et le CHUT, ni de minute de silence à l’occasion de la cérémonie de sortie de la première promotion des spécialistes du sommeil, organisé ce dimanche(25 novembre 2018) à la pharmacie de la faculté de médecine. Ah ! Amnésie, quand tu nous tiens…