L’économie algérienne se cherche toujours et tâtonne encore dans une sorte d’éternel recommencement, sans jamais oser aller d’un côté ou dans l’autre.

La crise financière aidant, tous les efforts consentis par le passé semblent mis aux oubliettes au profit de mesures chirurgicales, à même de limiter les dégâts. La hantise des pouvoirs publics demeure l’état des finances, et surtout les réserves de changes qui ne cessent de s’éroder, alors que les perspectives concernant les tendances des cours de pétrole demeurent plutôt pessimistes à court et moyen termes.
Même le fameux modèle de relance économique, annoncé tambour battant, du temps du gouvernement Sellal, au tout début de la crise financière, a fini par être remis dans les placards, comme bon nombre de chantiers lancés, mais restés éternellement au stade de chantiers.
Parmi les urgences du gouvernement figure la question des transferts sociaux et la meilleure façon de faire bénéficier exclusivement les nécessiteux des subventions de l’Etat. L’idée de distribuer des chèques aux nécessiteux, à travers la confection d’un fichier national, est avancée par le gouvernement, mais elle risque d’être un fiasco, sachant qu’il n’est pas possible, présentement, d’établir ce fameux fichier, mais également en raison des risques qu’une telle mesure pourrait induire sur les autres couches, jusque-là considérées comme nonnécessiteuses, mais qui tomberaient inéluctablement dans cette catégorie une fois les subventions levées.
Face à cette situation, la marge de manœuvre du gouvernement est réduite: même les investissements étrangers se font de plus en plus rares. En cause le climat d’affaires décourageant et les lenteurs bureaucratiques qui affectent sensiblement l’attractivité du marché algérien. Même si le secteur privé national a du mal à se hisser au niveau des attentes et des besoins de l’économie nationale, il est des secteurs qui sont en train d’émerger, doucement, mais sûrement, et qui pourraient constituer, s’ils sont bien pris en charge, une alternative fiable.
C’est le cas des TIC, où les projets de parcs technologiques promettent de rattraper les retards en la matière, pour peu qu’on sache quoi en faire. La Thaïlande, pour ne citer que cet exemple, tire ses principales richesses de la fabrication des disques durs pour tous les ordinateurs du monde.
Chez nous, les jeunes promoteurs ont les capacités et le savoir-faire pour réussir dans ce domaine.