Désillusion énorme en Egypte après l’élimination prématurée de l’équipe nationale en Coupe du monde 2018 (14 juin -15 juillet). Vaincus par la Russie, pays hôte, les Egyptiens ont fait leurs adieux à la messe planétaire.

Le retour de la vedette Mohamed Salah, forfait lors de la première sortie contre l’Uruguay (défaite 1/0), n’était pas suffisant. S’il a pu obtenir un pénalty et réduire le score (3/1) à la 71e minute, le meilleur joueur de Premier League en 2018 n’a rien pu faire face à la rigueur russe. Auparavant, la «Sbornaïa» avait fait trembler les filets par trois fois contre des «Pharaons» très fébriles défensivement. Comme un symbole, c’est le capitane Ahmed Fathi qui a commis l’irréparable dès le retour des vestiaires (47’).
En tentant un dégagement de l’extérieur du pied, l’expérimenté arrière-droit a envoyé le ballon au fond de sa cage. Une balle dans le pied de laquelle son équipe ne s’en remettra pas. Par la suite Denis Cheryshev (59’), auteur de son 3e but dans le tournoi, et Artem Dzyuba (62’) se chargeront d’aggraver la marque et la situation.

Deuil sportif en Egypte
L’élimination de la troupe à Hector Cùper a du mal à passer au pays du Nil. Vice-champions d’Afrique en 2017, Mohamed Elneny et consorts n’ont jamais joué au niveau auquel on les attendait. Pourtant, de prime abord, dans le quatuor «A», la qualification semblait jouable pour les huitièmes de finale. Surtout en présence d’un joueur de la classe de «Mo» dans les rangs. Très brillant avec Liverpool, Salah a eu un rendement pâle. La générosité dans l’effort n’a pas suffi face à une arrière-garde très compacte emmenée par les briscards Yuri Zhirkov et Sergey Ignashevich. En Egypte, cette sortie de route a été vécue comme un véritable drame chez la population. Une véritable frustration et un destin cruel avec un Salah qui n’a pas pu se mettre au diapason du niveau d’un Mondial. Un peu comme Lionel Messi à qui ses citoyens le comparent dans l’allure et le jeu. Les vidéos de réaction aux prestations décevantes ont envahi la toile dans la nuit de mardi. «Vous nous avez déçus», «Vous avez trahi nos rêves» ou encore «Salah, tu n’as pas été là quand on a eu besoin de toi» étaient les phrases qui revenaient souvent.
Au Caire, c’était la stupéfaction et la consternation. Pour la 3e Coupe du monde de l’histoire, après celles de 1934 et 1990, les septuples vainqueurs de la CAN ne verront pas le second tour. Ils tenteront de sauver l’honneur lors de la dernière rencontre du premier tour contre l’Arabie saoudite. Un duel entre arabes pour éviter la place du cancre. M. T.