La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, dit qu’elle ne cèdera pas au chantage mais que des concertations seront engagées avec tous les syndicats. L’image fait encore sourire, tant la sensation de déjà vu et de déjà entendu est encore une fois de mise.

En attendant une détente qui ouvrira la voie à la raison, l’Education reste plus que jamais au milieu du gué. Il est indéniable que ce secteur ne vit pas ses meilleures heures. Embarqué dans des bras de fer à rallonge, mettant aux prises le ministère de l’Education et les différents syndicats d’enseignants, ce secteur d’une importance capitale pour les pays en développement, semble indéniablement piégé. Cette «occupation» obligée dans des querelles interminables ne fait que retarder un secteur appelé à se réformer et se conformer à l’évolution de la science et de la technique. L’avenir de la nation en dépend. Cette tendance interminable qui n’arrive décidément pas à trouver une issue raisonnable et consensuelle est une véritable fuite en avant aux conséquences aventureuses. Comment préparer les générations de demain si leur éducation est perturbée par tant de conflits ingérables à la longue ? Comment trouver du temps et de l’énergie pour réfléchir à consolider l’environnement de l’éducation si l’on est occupé à guerroyer pour imposer ses vues. Au prix de l’avenir des générations futures. Au moment où d’autres pays réfléchissent à des méthodes d’éducation novatrices pouvant faire éclore l’intelligence et préparer le meilleur citoyen de demain, l’on continue, ici, à se démener dans des querelles de clocher à décourager le plus optimiste des éducateurs. L’on se demande quand les tenants de l’éducation dans ce pays, au ministère ou parmi les enseignants, voudront bien décider de revenir à la raison. Et de mettre fin à cette mascarade qui n’a pas de nom.
Et revenir au travail. Le secteur sensible de l’éducation est trop abîmé pour se permettre le luxe de dilapider du temps. Souhaitons que les mesures annoncées par le ministère de l’Education parviendront à apaiser les tensions pour le bien de tous