L’épidémie de choléra continue de faire des victimes. C’est ainsi que l’infection a enregistré, hier, son troisième décès à l’hôpital de Boufarik, à Blida. Il s’agit d’une femme de 43 ans, originaire de la wilaya de Aïn Defla, a annoncé le chef de cabinet du wali, Aït Ahmed Tahar, dans une déclaration à l’APS.

Suspectée d’être infectée par le choléra, la victime a dû subir des analyses biologiques et bactériologiques qui ont mis en évidence chez elle la présence du vibrion cholérique, agent du choléra. D’autres analyses concernant cette femme sont, par ailleurs, actuellement en cours au niveau de l’Institut Pasteur, en vue de confirmer les causes à l’origine de son décès.
Ce troisième décès en rapport avec le choléra vient s’ajouter aux deux précédents ayant eu lieu au début du mois en cours. Un homme de 46 ans et une femme de 53 ans, originaires de Blida. Par ailleurs, le chef de cabinet du wali a fait, hier, un point de situation sur l’épidémie. Il a annoncé, en effet, le rétablissement de 31 malades du choléra sur 47 atteints confirmés à l’hôpital de Boufarik, et originaires de Blida, Tipasa, Alger et Aïn Defla.
Dans le même ordre d’idées, il a fait état de 91 autres cas, dont 16 cas confirmés de choléra. Ces cas récemment confirmés sont issus respectivement de la wilaya de Blida qui connaît 9 malades confirmés, 3 pour Tipasa et 4 à Alger. Ces 16 cas sont actuellement pris en charge au niveau du même établissement hospitalier, selon Aït Ahmed Tahar. Il est utile de rappeler que depuis le déclenchement de l’épidémie de choléra, au début du mois en cours, le corps médical de l’hôpital de Boufarik a examiné quelque 922 patients qui ont afflué vers les urgences. 152 patients ont été placés en isolement, fortement suspects d’avoir attrapé le germe, et leur analyses en laboratoires effectuées par l’Institut Pasteur ont confirmé 47 d’atteintes par le choléra.
Pour rappel, un mouvement de panique s’est emparé de la population qui a afflué en masse vers les structures hospitalières du pays au moindre symptôme faisant suspecter la maladie. Tout comme les citoyens qui se sont rués vers l’achat d’eau minérale, une précaution pour éviter une éventuelle contamination de l’eau du robinet. Par ailleurs, une enquête est actuellement en cours pour déterminer les causes et les facteurs déclencheurs de cette épidémie, où les autorités ont pris la décision d’interdire la commercialisation de l’eau de source El Kebir de Tipasa, la qualifiant d’«impropre à la consommation puisque contenant le vibrion cholérique ».