L’ancien ministre de la Défense et général à la retraite, Khaled Nezzar devait présenter, hier, son recueil de mémoires « Ma Carrière militaire », paru aux éditions Chihab, mais il a jugé plus opportun d’apporter un démenti cinglant à des «affabulations» qui lui prêtaient son soutien franc à une probable candidature de l’actuel Premier ministre, M. Ouyahia, à la présidentielle.

M. Nezzar nie d’emblée toute implication de près ou de loin à une candidature d’Ahmed Ouyahia de même qu’il se démarque totalement de la « bande des quatre » avec laquelle il dit ne « rien à voir ». « Je n’ai rien à voir avec la bande des quatre et je ne suis mêlé  ni de près ni de loin avec le contenu de l’article», a affirmé l’ancien officier de haut rang au sein de l’ANP faisant allusion à un article qui remonte à près d’une semaine publié dans le journal en ligne Mondeafrique «Le général Toufik bouge encore » et signé du polémiste Nicolas Beau. Ce même journaliste avait auparavant publié plusieurs articles sur l’Algérie qui se sont avérées erronés. Or, cette fois-ci, l’auteur de l’article attribue au général à la retraite des velléités de vouloir placer à la présidence de la République Ahmed Ouyahia, avec le soutien du général à la retraite Toufik Mediene et ex-patron des services de renseignements, du général à la retraite et Mohammed Touati et du milliardaire Issad Rebrab et P-DG du groupe agroalimentaire Cevital.
M. Nezzar réitère et insiste : « Moi, en tout cas, je ne suis en rien concerné par cette affaire » et de démentir « défendre la candidature de l’actuel Premier ministre Ahmed Ouyahia » ou « toute action en sa faveur », non sans fustiger l’article de Mondafrique. Il n’a pas manqué de souligner qu’il a quitté l’armée et les responsabilités à l’âge de 57 ans, soutenant que sa décision d’abandonner tout pouvoir de décision et d’influence a été accompagnée de la volonté de rester à « l’écart de la politique et de ses intrigues». L’ancien officier supérieur a qualifié l’article de Mondafrique de «pure affabulation inspirée de l’intérieur». «Il est clair que cet article mensonger  a été inspiré par une source intérieure dans une logique dont j’ignore les objectifs », s’est-il insurgé. Khaled Nezzar a précisé dans la foulée que son seul souci est de faire œuvre de mémoire et de transmettre un témoignage de son parcours et d’une partie de l’histoire du pays aux générations présentes et futures. A une question sur l’actualité politique nationale et en perspective de la prochaine présidentielle, M. Nezzar a affirmé : « Je n’ai rien à dire sauf que j’observe, comme tout Algérien, les événements ».