L’Allemagne éliminée du premier tour. Ça aurait été tout autant inédit qu’apocalyptique. Samedi, alors que la partie qui opposait les Allemands aux Suédois touchait à sa fin, les supporters de la
« Mannschaft » ressentaient certainement un début de gastrite. Le ventre noué et l’estomac qui serrait. La crainte de l’élimination tournait dans les têtes. Certains avaient même des larmes et leurs yeux s’y macéraient.

 

C’était sans compter sur le génie de Toni Kroos. D’un maître de coup franc, le Madrilène, champion d’Europe en club, venaient de sauver la peau des champions du monde. Tout en sobriété, le pur produit du Bayern Munich, a noyé les appréhensions dans la Bavière envoyant les supporters chanter et savourer des bières.
Non, l’Allemagne n’a pas renoncé à sa couronne. Même si, dans le jeu, on est loin de la « Deutsche Qualität » qui a expédié les poulains de Joachim Löw sur le toit du monde en 2014 au Brésil. Le technicien a trouvé les propos justes pour galvaniser ses troupes menés 1 but à 0 à la pause. Il a aussi reconnu que le duel face à la Suède était un véritable « thriller ».
La frayeur, c’est Kroos, coupable sur le premier but adverse, qui l’a  chassée en trouvant le courage et la lucidité pour déposer la balle de match au fond des filets.
Le milieu de terrain a ainsi redonné l’équilibre à une équipe qui vacillait. Le tout, à 1 minute 30 de la fin de la partie. Un brillant coup de pied arrêté qui remettra, peut-être, en marche la machina allemande. Un coup de maître qui relance les maîtres du monde dans la messe planétaire.
Kroos, c’est l’as de  la passe. Le virtuose  qui trouve les solutions dans les mauvaises passes. Toni c’est tout simplement classe.