Par Rédaction nationale
Le torchon brûle entre les médecins de l’Etablissement public hospitalier (EPH) de Sidi Maâmmar à Chachar, dans la wilaya de Khenchela, et leur direction générale. Ils ont annoncé leur «démission collective» dans une correspondance adressée à la Direction de la santé et de la population (DSP) de la wilaya. Quelques jours avant, ils avaient observé une grève ayant duré sept jours, qu’ils ont suspendue ensuite, le 24 janvier, après une réunion avec le DSP.
Dans leur lettre de démission collective datée du 30 janvier 2022 et portant le cachet de la DSP en guise d’accusé de réception le 31 janvier, les médecins démissionnaires ont rappelé au DSP les motifs de la décision de leur départ de l’EPH, dont des décisions qu’ils considèrent «abusives» à leur encontre, ainsi que la «mauvaise gestion» sur plusieurs plans. Ils dénoncent «la marginalisation du comité médical et des médecins chefs de services», ainsi que des «changements de postes» dont ils se disent ne pas être convaincus du bien-fondé des raisons des décisions et estiment que les raisons sont autres que celles exprimées par leur direction. Il y a trois médecins qui sont dans ce cas, un travaillant dans le service hématologie, la chef de service maternité et la chef de service médecine interne (hommes), est-il écrit dans la lettre de démission collective. D’autres griefs sont retenus contre leur direction, affirment les démissionnaires, dont le «comportement» adopté à leur encontre et qui «ne sied pas à leur rang», notamment lors d’une réunion au cours de laquelle ils considèrent qu’ils ont eu droit à une de «véritables agressions verbales».
Ils vont plus loin en révélant avoir reçu «des menaces» de leur direction leur signifiant que ceux qui assurent des gardes seraient privés de transport et de la prime qui va avec, en dépit du fait que le transport et la prime «ne sont pas des avantages mais des droits consacrés par la loi».