Propos recueillis par Khaled Remouche
Reporters : Quelle est l’importance de l’organisation de ces Assises sur la connaissance ?
Kamel Moula :
L’économie de la connaissance, les start-ups, c’est une question d’actualité. C’est actuellement une priorité. La start-up est une TPE, très petite entreprise qui peut devenir moyenne puis, grande entreprise. Dans le monde entier, le tissu économique important, aujourd’hui, est constitué par les TPE. Ce sont les TPE qui tirent la croissance. Elles ont été pendant longtemps délaissées en Algérie. Il s’agit de relancer l’économie à travers les start-ups. Quand on voit le nombre de jeunes qualifiés qui sortent des universités et des grandes écoles et qui ne trouvent pas d’emploi, on se dit que c’est du gâchis. Il faut trouver les moyens de rassembler tout ce beau monde, en particulier les jeunes diplômés, pour relancer la machine économique. Nous, entrepreneurs, représentants du patronat, sommes là pour accompagner ces jeunes entrepreneurs. Ce sont l’avenir du pays.

Quelle est l’implication de la CEIM dans la promotion de l’économie de la connaissance, le développement des start-up ?
On a contribué à la mise en place des incubateurs au sein des universités. On est partie prenante dans le coaching, l’accompagnement de jeunes entrepreneurs. On a organisé plusieurs fois des concours pour la création de start-ups et on a accompagné plusieurs porteurs de projets de start-ups. Il y a un brassage entre université et entreprise. On a choisi les meilleures opportunités, les meilleures idées. Et on a accompagné les meilleurs promoteurs de projet, dont 15 projets de start-up. C’est du bénévolat et ça prend beaucoup de temps pour les chefs d’entreprise. Ce qui explique ce nombre. L’un des éléments bloquants pour ces start-ups sont les banques. Nous, on peut investir dans ces entreprises, on peut conclure des partenariats, en ce sens que nos entreprises deviennent des fournisseurs de ces start-ups. Nous avons accompagné des start-ups qui ont commencé avec deux ou trois salariés. Maintenant, ce sont de belles PME.

Quelles sont les contraintes qui pèsent toujours sur le développement des activités des entreprises ?
Le plus gros frein aujourd’hui à nos activités, c’est la bureaucratie. Il y a une volonté d’améliorer les choses mais la bureaucratie reste pesante. Elle est devenue culturelle chez nous. Le numérique, la numérisation est l’unique solution pour mettre fin à cette bureaucratie.