Kamel Fenniche, actuel président du Conseil constitutionnel, vient de publier un petit «ouvrage» en économie, où il parle de blanchiment d’argent et son impact sur l’économie nationale et internationale.
Dans son livre, Kamel Fenniche donne les approches notionnelles du concept de blanchiment de capitaux, de même que les différents moyens de réalisation de l’infraction, tout en présentant, d’autre part, les enjeux économiques de la lutte contre le blanchiment d’argent.
En effet, ce « magistrat » décrit en détail le blanchiment des capitaux en donnant son impact néfaste sur l’économie.
Il appuie ses écrits avec des textes de lois et des décrets. D’ailleurs, son livre est composé de plusieurs chapitres.
Il explique méthodiquement tout le processus de ce fléau.
Pour lui, l’afflux d’argent « sale » peut, localement, déstabiliser un marché, voire une économie. Il est indéniable que les activités criminelles, difficiles à mesurer, faussent les statistiques économiques disponibles et empêchent tout diagnostic précoce d’une crise en germe. Il parle également des réalisations de l’Algérie dans la lutte contre la criminalité financière. Il indique que les autorités sont de plus en plus préoccupées par les cas de fraude douanière et le recours aux paradis fiscaux pour échapper au fisc ou dissimuler des actifs volés. Il souligne les différentes conventions internationales de lutte contre le blanchiment qui ont été signées par l’Algérie.
Par ailleurs, concernant son parcours, Kamel Fenniche est l’actuel président du Conseil constitutionnel. Il a occupé les postes de président de chambre au Conseil d’Etat et a été représentant personnel du ministre de la Justice à maintes reprises. En effet, il fut procureur de la République à Lakhdaria, Béjaïa, Jijel, Tébessa et Oum el Bouaghi, entre 1979 et 1982. En 1993, il a été nommé comme conseiller à la Cour suprême avant d’être conseiller au Conseil d’Etat en 1998. En 2014, il est devenu président de la 2e chambre au Conseil d’Etat.