C’est aujourd’hui que s’ouvrira devant la Cour de justice d’Alger (cour criminelle), le procès du colonel de police Chouaib Oultache, principal accusé dans l’assassinat de l’ancien directeur de la Sûreté nationale (DGSN) Ali Tounsi, sept ans après les faits.

Oultache Chouaib, l’ex-chef de l’unité aérienne de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) est poursuivi pour « homicide volontaire avec préméditation, tentative de meurtre et possession d’arme à feu sans autorisation », selon le rôle complémentaire de la deuxième session criminelle 2016.
En quête de nouveaux témoignages, le comité de défense du principal accusé demandera, lors de l’audience, de convoquer un juge d’instruction, un cadre de
la police au moment des faits et un médecin légiste.
« Dans le cas où ces personnes n’assistent pas au procès, le comité de défense va demander le report de l’audience », indique une source judiciaire à Reporters.
Le tribunal criminel près la Cour d’Alger a entendu, depuis l’ouverture du procès de l’assassinat du DGSN Ali Tounsi, 54 témoins et 8 experts.
« La défense convoquera les 54 témoins et les 8 experts, entendus lors de l’instruction, outre la production des preuves pénales avant le début du procès».
Ce qui est « essentiel pour établir la justice », avait déjà indiqué Maître Mohamed Tayeb Belaârif, chargé avec deux autres avocats Maîtres Mohamed Amine Sidhoum et Nora Ghaffar, de la défense de l’accusé Chouaib Oultache.
Ali Tounsi a été assassiné le 25 février 2010 par l’accusé Oultache qui a ensuite retourné son arme contre lui lors d’une réunion au siège de la Direction générale de la Sûreté nationale à Alger, avait annoncé le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.