De bonnes sources judiciaires ont indiqué, hier, à Reporters que la chambre d’accusation de la cour de justice d’Alger devrait se pencher dans un « délai d’un mois au plus » sur le dossier de l’affaire de l’attaque terroriste qui a ciblé, en janvier 2013, la plateforme gazière de Tiguentourine près d’In Amenas dans le sud algérien.

Les mêmes sources précisent que trois personnes actuellement à la disposition de la justice algérienne, dont un ressortissant tunisien, seront présentées aux juges pour répondre des accusations portées contre elles : appartenance à un groupe armé terroriste, atteinte aux intérêts suprêmes de l’Etat et du pays, responsabilité dans la mort et l’assassinat de ressortissants étrangers, etc. Le procès en raison de son caractère exceptionnel pourrait durer plusieurs mois, assurent nos sources alors que les services de sécurité, a-t-on appris récemment, ont pu mettre la main sur un autre suspect en relation avec l’affaire, un certain Bouhafs Djaâfar. L’attaque contre la plateforme de Tiguentourine, qui a fait des centaines de victimes dont 150 ressortissants étrangers, a été revendiquée par les signataires «Par le sang », un groupe présumé dirigé par Mokhtar Belmokhtar alias Belaouar, le borgne, au sujet duquel des informations contradictoires ont circulé. En effet, plusieurs médias l’ont déclaré «mort » en Libye à la suite d’un raid coordonné par les forces française et américaine.