La Cour d’Alger a reporté, hier, à la demande des avocats de la défense, le jugement en appel de l’ancien ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, au 9 octobre prochain. L’ex-ministre avait été condamné le 3 août dernier par le tribunal de Sidi M’Hamed à «10 ans de prison ferme» en plus d’une amende de 3 millions de dinars, dans le cadre d’une affaire retenant les chefs d’accusation de «trafic d’influence en vue d’obtenir d’indus avantages», «enrichissement illicite», «blanchiment d’argent», «menace de diffamation», «acceptation de chèques de garantie» et «faux témoignages».
«L’affaire», jugée plus exactement par le Pôle pénal économique et financier du Tribunal de Sidi M’hamed, avait mis en avant la complicité du fils de l’ex-ministre, Zakaria Khaoua, condamné à «quatre ans de prison ferme», ainsi que celle de l’ancien wali de Batna, Mohamed Slamani, condamné à une peine de «trois ans de prison ferme» assortie d’une amende de 100 000 dinars. Certains détails de l’affaire avaient en effet laissé entrevoir des malversations dans des projets d’investissements de Zakaria Khaoua ; l’ancien ministre des Relations avec le Parlement, entre mai 2015 et avril 2018, aurait quant à lui user de son influence en vue de faire «avancer» le dossier de son fils.
Par ailleurs, la même juridiction a également reporté hier le jugement en appel de l’ancien directeur de l’aéroport d’Alger, Tahar Allache, au 2 octobre prochain. L’ex-responsable, qui doit comparaître aux côtés de douze co-accusés, est pour rappel poursuivi pour «abus de fonction», «dilapidation de deniers publics», «passation de marchés en violation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur en vue de procurer à autrui un avantage injustifié», ou encore de «surfacturation».
Le verdict de première instance, prononcé le 4 juillet dernier par le tribunal de Sidi M’hamed, avait condamné l’ancien responsable à la tête de l’aéroport d’Alger durant plus de 15 ans à une peine particulièrement lourde de «8 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars» avec confiscation de tous les fonds, comptes bancaires et biens qui avaient été saisis sur ordre du juge d’instruction.