L’étau continue de se resserrer contre les proches et fidèles de l’ancien président de la République Abdelaziz Bouteflika. En effet, le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed a ordonné, hier, le placement sous mandat de dépôt de deux parangons du régime Bouteflika : L’homme d’affaires et P-DG du groupe Metidji, Hocine Metidji, ainsi que l’ancien chef du protocole sous Bouteflika, Mokhtar Reguieg. Dans ce cadre, il est utile de préciser que le juge d’instruction qui a traité de l’affaire de Hocine Metidji a décidé de le mettre en détention préventive, lui et son fils. C’est que le très influent homme d’affaires dans l’industrie alimentaire Mansour Hocine Metidji a fait l’objet de plusieurs chefs d’accusation et non des moindres. Il est question essentiellement d’« association de malfaiteurs, trafic d’influence, financement occulte de campagne électorale, violation de la réglementation des changes et des mouvements de capitaux, octroi d’indus avantages et transfert illicite de capitaux vers l’étranger ». Dans cette affaire, il est utile de préciser qu’hormis sa femme, son fils et sa fille, de hauts responsables seraient également impliquées dans les accusations qui ciblent Metidji. Parmi ces responsables dont il est fait état, il s’agit de l’ancien directeur du protocole à la présidence de la République Mokhtar Reguieg, Abdelmalek Sellal, Abdelkader Kadi, Mahjoub Bedda, Abdelghani Zaâlane et l’homme d’affaires Ali Haddad. Pour rappel, Hocine Metidji et son fils ont été entendus, samedi, par le juge d’instruction au tribunal d’Alger. L’homme d’affaires Metidji a comparu avec d’autres accusés, dont Mohamed Belaidi, ex-DG de l’Office algérien des céréales, et deux anciens directeurs de coopératives céréalières de l’Ouest pour des affaires de corruption. Dans ce cadre, il faut préciser que son épouse et sa fille ont été libérées, alors que les autres accusés ont été placés sous contrôle judiciaire. Dans le même ordre d’idées, le procureur de la République du tribunal de Sid M’hamed a placé également, hier, sous mandat de dépôt l’ancien chef du protocole sous Bouteflika, Mokhtar Reguieg. Ce dernier a comparu devant le juge d’instruction pendant plusieurs heures, avant que le magistrat ne prenne la décision de sa mise en détention préventive à la prison de El Harrach. Selon nos sources, le juge d’instruction a considéré que l’ancien responsable du protocole de Bouteflika devait impérativement être mis en détention préventive en attendant le jugement de son affaire : « C’est une appréciation propre du juge qui décide en fonction des résultats des investigations des services concernés » nous explique une source proche du dossier. Pour rappel, la veille de sa mise en détention, Mokhtar Reguieg a passé la nuit chez les enquêteurs de la brigade de gendarmerie de Bab-Djid. La raison ? Présomption d’affaires liées au « trafic d’influence, transfert illicite de capitaux vers l’étranger, détournement de foncier et de financement occulte de campagne électorale ».