Le défenseur des droits humains Kaddour Chouicha, condamné en décembre à un an de prison ferme, a été relaxé mardi en appel par un tribunal d’Oran «Le verdict est tombé à la cour d’Oran: relaxe pour Kaddour Chouicha, qui a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal d’Oran et est en liberté provisoire depuis le 7 janvier, après 28 jours de détention», a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur son compte Facebook. Président du bureau de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) à Oran (nord-ouest), M. Chouicha, un professeur d’université de 63 ans, avait été arrêté le 10 décembre et condamné le même jour pour «outrage et violence à fonctionnaires et institutions de l’Etat, offense au Président de la République et exposition au regard du public de documents de nature à nuire à l’intérêt national». «Le procureur avait demandé le maintien de la peine. Le juge a prononcé la relaxe avec restitution du téléphone portable que les policiers avaient gardé. C’est un grand soulagement», a confié son épouse aux médias. Mardi, également à Oran, Affif Abderrahmane, un manifestant poursuivi pour avoir porté le drapeau amazigh, a lui aussi été relaxé. Le juge a ordonné que lui soit restitué le drapeau qu’il brandissait lors de son interpellation en juin 2019. n