La Chambre criminelle près la Cour d’Alger tranchera, au début de la semaine prochaine, dans l’affaire du fils d’un ex-cadre de l’ANP et des ex-cadres de l’antenne de Grande-Bretagne d’Air Algérie.

Les mis en cause sont poursuivis dans le cadre d’un scandale ayant éclaboussé la compagnie nationale et causé de lourdes pertes financières au Trésor public. A l’origine des faits, le dépôt de plainte du nouveau directeur d’Air Algérie auprès du Procureur de la République pour dilapidation de deniers publics dans une passation de marché, ce qui a enclenché l’enquête qui a permis de découvrir une surfacturation des équipements de la nouvelle agence de la compagnie algérienne de Grande-Bretagne. Elle a mis sur le banc des accusés des membres de la commission d’attribution du marché d’équipements informatiques, de la formation des cadres algériens et de l’entretien d’Air Algérie. L’accusé, L. M., a agi en tant que consultant pour le compte d’Air Algérie et servi de médiateur dans la conclusion des marchés susmentionnés. Il a bénéficié de la complicité de cadres travaillant au siège de la compagnie à Alger et recevait des pots-de-vin en échange de ses services. Les investigations ont permis de découvrir que les accusés, dans cette affaire, profitaient des différends judiciaires qu’avait la compagnie Air Algérie avec ses cadres. Plus encore, le principal accusé voyageait allègrement et gratuitement à bord de la flotte d’Air Algérie. Pour rappel, la cour criminelle a déjà tranché dans cette affaire en 2004, avant que la Cour suprême n’accepte la cassation.