Le jeune blogueur Merzoug Touati, poursuivi pour « intelligence avec une puissance étrangère », a été condamné jeudi 21 juin, par le tribunal de deuxième instance de la Cour criminelle de Béjaïa, à sept ans de prison ferme.

Le verdict est tombé dans l’après-midi de jeudi dernier, tel un couperet ! Bien qu’elle soit réduite de trois années, la sentence prononcée par le président du tribunal criminel de Béjaïa a été jugée, encore une fois, trop lourde, aussi bien par les membres de la famille de l’inculpé que par le collectif des avocats de la défense.
Pour rappel, Merzoug Touati avait été condamné, le 24 mai dernier, en première instance, à 10 ans de prison, une amende de 50 000 dinars algériens et à une déchéance de ses droits civiques pendant 5 ans. Contrairement au premier procès, où la défense n’était assurée que par deux avocats, Me Salah Debouz et Me Hamaili Boubakeur Essedik en l’occurrence, le nombre d’avocats venus défendre Merzoug Touati, s’élève à huit, dont quelques ténors des barreaux d’Alger, de Tizi Ouzou et de Béjaïa, à l’image de Mokrane Ait Larbi, Saheb Hakim, Benyoub Djamal et Mellah Abdelkader.

Enfin, il y a lieu de préciser que les services de police ont embarqué dans la matinée de jeudi dernier pas moins d’une quarantaine de manifestants qui voulaient organiser un rassemblement de soutien au jeune blogueur, devant le palais de justice de Béjaïa. A noter que parmi les citoyens interpellés, il y avait des élus locaux, dont le maire RCD de Chemini, des militants des droits de l’homme… Toutefois, après l’intervention des deux députés du RCD, Atmane Mazouz et Nora Ouali, toutes les personnes arrêtées, ont été finalement libérées.