Après deux reports, le procès de Kamel Chikhi, dit «El bouchi» aura lieu aujourd’hui au tribunal Sidi-M’hamed.
Il est accusé d’avoir remis des pots-de-vin à des conservateurs fonciers en contrepartie de facilitations dans le cadre de promotions immobilières, réalisées ou en cours dans plusieurs quartiers d’Alger. Les 12 autres prévenus, entre chefs de service de l’urbanisme de différentes communes d’Alger et cadres des conservations foncières de Bouzaréah et d’Hussein Dey, sont accusés «d’abus de pouvoir» et soupçonnés d’avoir «facilité» l’obtention de certains documents fonciers et urbanistiques à Kamel Chikhi, pour lui permettre d’acquérir des assiettes foncières et de faire des extensions en contournant les lois en vigueur. Programmé une première fois pour le 22 mai, le procès du principal inculpé Kamel Chikhi, dit «El bouchi», a été renvoyé au 19 juin par le magistrat présidant l’audience. La décision a été prise suite à la demande formulée dans ce sens par l’un des avocats de Smaïl Oukal, autre inculpé dans cette affaire. La requête avait été acceptée pour permettre aux avocats de la défense de «mieux analyser» un dossier jugé «très volumineux». Cette affaire concerne les documents, livrets fonciers et actes de propriété relatifs aux sociétés du principal inculpé, qui est en détention provisoire. Programmé une seconde fois le 19 juin, le procès a été une nouvelle fois reporté pour absence du juge pour raison de santé, avaient indiqué des sources proches du dossier.N. B.