C’est aujourd’hui que comparaît l’ancien Président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) Ali Haddad devant le Tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs pour «faux et usage de faux et transfert illicite de devises». Le patron du groupe ETRHB Ali Haddad a été appréhendé, le 31 mars dernier, au poste frontalier Oum Tboul (El-Tarf) s’apprêtant à quitter le territoire national en direction de la Tunisie.
Il a été arrêté en possession de 4 500 euros, alors que la législation en vigueur implique au voyageur de « déclarer » à l’entrée et à la sortie des frontières du pays toute somme dépassant les 1 000 euros. Les accusations de « faux et usage de faux » sont des actes prévus et punis par les articles 222 et 223 du code pénal. Il est passible, à cet effet, d’une peine d’emprisonnement de six (6) mois à trois ans et d’une amende de 1 500 à 15 000 DA, comme le stipule l’article 222. Quant à l’article 223, il prévoit une peine d’emprisonnement de trois mois à trois ans et d’une amende de 500 à 5 000 DA. Pour rappel, Ali Haddad avait démissionné, le 28 mars, de son poste de président du FCE. Une organisation syndicale «transformée en une entité défendant l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika », estiment ses détracteurs.
Ali Haddad a été entendu jeudi dernier au Tribunal de Sidi M’hamed dans le cadre d’affaires liées à la corruption. Plusieurs anciens hauts responsables ont défilé le même jour au Tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, à l’image de Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia, Amara Benyounes, Abdelghani Zaâlane, Abdelkader Zoukh et Karim Djoudi.