La gestion de Chérif Mellal a souvent été contestée ces derniers temps. Beaucoup de voix se sont élevées pour dire qu’il n’a pas les épaules et l’expérience pour diriger un club comme la JS Kabylie. L’arrivée de Yamen Zelfani sur le banc, décidé par le chairman lui-même, connaît un fâcheux épisode. En effet, celui qui devrait être le successeur d’Hubert Velud ne détient pas la licence CAF A qui lui permet d’exercer selon le règlement en Algérie. Une négligence grave si elle est avérée.

Cet après-midi (16h), chez l’US Biskra, les « Canaris » animeront leur 17e sortie en la Ligue 1 sans celui qui aurait dû être le nouveau chef de la barre technique. En effet, le technicien tunisien n’est pas titulaire d’une licence CAF A. Une attestation importante pour être qualifié en tant qu’entraîneur en chef dans le premier palier professionnel. C’est, en tout cas, ce qu’a affirmé Ameur Chafik, Directeur technique national: « Le nouvel entraîneur de la JSK, Yamen Zelfani ne pourra pas prendre sa place sur le banc et diriger les rencontres officielles, et ce, faute de qualification. Il n’a pas encore le diplôme CAF (A) qui est requis pour occuper ce poste. Je vous informe que Zelfani a déposé un dossier en insérant le diplôme CAF B, ce qui n’est pas suffisant. Certes, pour le moment il peut toujours préparer son équipe mais le jour du match, il ne sera pas autorisé à diriger sur le banc. En termes plus clairs, sans le diplôme CAF A, il ne pourra pas bénéficier d’une licence. »

La FAF catégorique
Comment se fait-il que le board tizi ouzéen a pu recruter un driver qui ne remplit pas les critères d’éligibilité ? L’amateurisme endémique a refait surface. Même si Nassim Benabderahmane, directeur général de la formation de Tizi-Ouzou, a voulu dédramatiser cet incident administratif : « Oui, nous n’avons pas encore qualifié l’entraîneur Zelfani, qui n’a pas encore obtenu son CAF A » a-t-il confirmé. Ce dirigeant s’est voulu rassurant en indiquant que « nous allons solliciter la Fédération tunisienne de football pour nous envoyer une lettre prouvant que l’entraîneur est en train de passer son diplôme en Tunisie. Avec cette lettre, nous pourrons donc le qualifier
rapidement.» Pas sûr que la dérogation suffise si l’on se fie aux propos du DTN qui a été catégorique en insistant sur la nécessite de disposer d’un certificat « CAF A » en bonne et due forme. En tout cas, ce contretemps n’est pas fait pour consolider Mellal dans son poste de président de la SSPA/JSK. En effet, il se murmure que le Conseil d’Administration (CA) veut sa tête depuis quelque temps. Notamment après le mauvais parcours en Ligue des Champions CAF et l’élimination, dès l’entrée en lice, en Coupe d’Algérie. Inquiété par ces bruits de couloir ? Pas vraiment.
Mellal dédramatise
La réunion entre les membres du CA prévue hier ? Elle n’a pas de légitimité selon ses propos : « Il n’y a aucune réunion. A ce que je sache, il n’y a que le président du CA qui est habilité à envoyer des invitations aux membres actionnaires pour une réunion. Tout ce qui est en train d’être relayé sur les réseaux sociaux est faux, ce sont des personnes bien connues sur la place publique qui tentent d’user de tous les moyens pour se réapproprier le club et satisfaire leurs intérêts personnels », balayera le chairman des « Lions du Djurdjura. » Par ailleurs, le successeur de Mohand-Chérif Hannachi a voulu calmer le jeu. Il a estimé qu’« il n’y a aucun conflit entre moi et les autres membres du conseil d’administration. Au contraire, je leur tends ma main pour travailler ensemble et faire avancer la JSK. On s’est fixés des objectifs et je ferai tout pour les atteindre » non son préciser que « si on veut un bilan, je trouve qu’il va falloir attendre la fin de la saison. » En tout cas, le boss des « Canaris », vice-champions d’Algérie, n’a plus que le championnat pour tenter de sauver sa tête. Le résultat du voyage aux Zibans est crucial pour rester dans la course au titre.