Alors qu’il lui reste un match de mise à jour à disputer demain contre le Paradou AC, la JS Kabylie pointe à la 9e place et compte 6 longueurs de retard sur le podium de Ligue 1. La défaite concédée à domicile jeudi contre le MC Alger a provoqué le désordre dans le nid des « Canaris ». D’ailleurs, le président de la SSPA/JS Kabylie, Yazid Yarichène, a présenté sa démission par ‘’désabusement». Néanmoins, cette dernière n’a pas été acceptée.

Par Mohamed Touileb
« S’ils cherchent à m’éjecter, je tiens à dire que j’aime la
JS Kabylie et qu’à partir d’aujourd’hui je suis démissionnaire. Malheureusement, je ne peux pas travailler dans de telles circonstances », avait indiqué Yarichène juste après le revers infligé par le Mouloudia.7

De la « hogra » ressentie
Le successeur de Chérif Mellal à la tête de la direction des « Lions de la Djurdjura » n’a pas digéré la défaite et certaines décisions prises par l’arbitre Faouzi Aouina qui n’aurait pas sifflé deux fautes « flagrantes » dans la surface en faveur de la JSK. Des faits de jeu qui ont mené à la deuxième défaite lors des trois dernières sorties dans le challenge national où les camarades de Harrag n’ont pris qu’un point sur 9 possibles.
Entretemps, ils avaient été sortis en dernier tour préliminaire de la Coupe de la Confédération CAF par le FC Leopards. Une contreperformance qui a fait tâche et qui est restée en travers de la gorge de Yarichène. En effet, il n’a pas manqué de condamner le fait que la Fédération algérienne de football (FAF) lui a refusé sa demande de permettre au club de faire un mini-stage au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa. Pour lui, « c’est une hogra ! ».

L’aide de l’état réclamée
Par ailleurs, Yarichène a estimé que l’équipe la plus titrée en Algérie ne bénéficie pas des mêmes faveurs de la part des autorités. « Un club reçoit 45 milliards, un autre 120 milliards et la JS Kabylie se retrouve sans aucune aide ni de la part de la commune, ni de la wilaya, ni du ministère. Donc ces gens-là veulent détruire l’équipe et je ne vais pas aller sur ce chemin », dénonçait-il pour expliquer son envie de départ. Malgré cela, il n’a pas été lâché par les membres du Conseil d’administration. Rachid Azouaou a ainsi assuré que « les membres du CA ainsi que le CSA refusent la démission de Yarichène qui résulte de la colère et de la frustration » tout en estimant que les autorités devraient aider « le club de tous les Algériens pour avoir un sponsor » qui puisse l’aider à sortir de sa crise. Pour Azouaou, « c’est le moment de s’unir et se montrer solidaire ». La deuxième partie de la saison ne s’annonce pas de tout repos. Et pour amortir la désillusion de cette première moitié de l’exercice, il faudra renouer avec le succès dès ce lundi à domicile.