Le bilan non-exhaustif est de 1 or, 2 argent et 4 bronze soit 7 médailles gagnées par nos athlètes aux Jeux Paralympiques (24 août – 05 septembre). Une récolte qui devrait augmenter dans les jours à venir.

Par Mohamed Touileb
Toujours pas de nouveau titre paralympique remporté par l’Algérie après celui assuré, vendredi dernier, par la judokate Abdellaoui Cherine pour décanter le compteur. En revanche, on peut noter qu’Athmani Skander-Djamil a frôlé le vermeil pour 1 millième de seconde lors de la finale du 100m (T13).
Le sprinter, excellent lors de séries et auteur du meilleur temps de qualification (10.59), a failli coiffer le triple champion paralympique, l’Irlandais Jason Smyth qui a avalé la ligne droite en 10.53 contre 10.52 pour le Dz. Il a fallu sortir la photo finish pour départager les deux coureurs. Pour clore le podium, c’est le Colombien Mina Aponza Jean Carlos, avec un chrono de 10.64, qui s’est adjugé le bronze.
Athmani Skander-Djamil aurait pu voir un compatriote participer avec lui en finale si Khelaïfia Salah avait pu passer les demies. En terminant à la 4e place malgré le fait d’avoir signé son meilleur temps (11.36) en 2021, il n’a pas pu s’assurer un pass pour l’ultime course. Par ailleurs, on peut aussi noter que notre vice-champion paralympique sur 100m (T13) peut ajouter une autre distinction à son palmarès puisqu’il sera aussi engagé sur le 400m avec une compétition prévue pour demain.

Hamri comme en 2016 à Rio
Pour la deuxième médaille algérienne de dimanche, elle est signée Lynda Hamri dans le concours du saut en longueur (F12). Attendue pour monter sur la boite, elle a signé un bond de 5.33m. Une distance qui lui a permis d’avoir le bronze dans le challenge comme ce fut le cas il y a 5 ans aux Paralympiades 2016 à Rio de Janeiro (Brésil). C’est aussi la meilleure marque qu’elle a pu signer cette saison. C’est pour montrer que la sauteuse s’est surpassée pour réaliser cette performance remarquable. D’autant plus que la médaille d’or était promise à l’Ukrainienne, Oksana Zubkovska qui a assumé son rang et sauté 21 centimètres plus loin (5.54m) que l’Algérienne et 16cm de plus que l’Espagnole Sara Martinez qui a terminé à la deuxième marche de cette compétition. Au milieu des bonnes performances, il y a aussi eu du moins bon avec le judoka Abderrahmane Chetouane éliminé d’entrée chez les -90kg après avoir écopé de trois avertissement pour non-combativité face au Japonais Haruka Hirose.

Les sports collectifs à la dérive
Si dans les disciplines individuelles les JP-2020 se passent plutôt bien, les équipes nationales des sports collectifs ne brillent pas vraiment. Les sélections de handi-basket (messieurs et dames) n’ont gagné aucun match signant prématurément la fin de l’aventure. Ils ferment logiquement leurs poules respectives. Ils devront se contenter des matchs de classement (9/10e place) pour clore la participation.
En outre, les choses ne se déroulent pas mieux pour la sélection messieurs de goal-ball. Cette dernière a été surclassée par les Etats-Unis hier en s’inclinant 13-5 (mi-temps 4-5). Ainsi, l’EN a enregistré son 3e revers en 4 sortis depuis l’entame des épreuves. En pointant à la dernière place avec 1 seule unité décrochée grâce au nul en ouverture de campagne face au Brésil, les Algériens se retrouvent à la 5e et dernière place. Au mauvais ranking s’ajoute une différence de buts largement défavorable de (-23) qui scelle quasiment leur avenir dans le tournoi bien qu’il faudra attendre l’issue de l’explication Lituanie-USA qui se déroule aujourd’hui.
Pour finir sur une note optimiste, on indiquera que de potentielles médailles sont attendues avec les Mohamed Berrahal, qui a terminé dernier au lancer de disque (F51) hier pour sa mise en marche, et Abdelatif Baka dans le para-athlétisme. Le premier nommé est spécialement attendu pour les épreuves du 100m et 200m (F51) alors que Baka défendra sa couronne sur 1500m (T13) dès demain.