L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) a lancé, jeudi dernier, l’appel à participation pour la seconde édition des «Journées du film court métrage et documentaire» qui seront organisées les 21 et 22 mars prochain, en partenariat avec la Cinémathèque d’Alger qui met son espace à disposition. Les jeunes réalisateurs sont dès aujourd’hui invités par l’Agence à faire connaître et proposer leurs œuvres produites entre 2015 et 2020 dans les différentes catégories (court-métrage, fiction, documentaire)
Evénement culturel donnant la priorité aux jeunes réalisateurs, qu’ils soient connus ou, au contraire, auteurs d’une première œuvre traitant d’un sujet de leur choix sous la forme de l’information ou de la fiction. «Nous invitons les jeunes cinéastes, qui désirent participer à cet événement et faire connaître leurs œuvres, de nous contacter à ce mail aarc.dcav@gmail.com», soulignent les organisateurs. Les demandes à participation devront par ailleurs être impérativement envoyées à l’Aarc avant le 10 mars 2020.
Programme et événement dédiés aux films courts dans ses différentes catégories, et dont l’objectif reste toujours de donner une opportunité de médiatisation et de rencontre avec le grand public, une «aide» à de jeunes réalisateurs «qu’ils soient issus d’écoles de cinéma ou au contraire amateurs», nous a-t-on expliqué. Les responsables de l’Aarc proposent aujourd’hui cette seconde édition après le «succès» du rendez-vous de 2019, une édition de lancement dont le déroulement nous avait rapidement été commenté comme un «test réussi». Ses promoteurs expliquent en ce sens qu’ils avaient été «impressionnés» par la qualité et le nombre de demandes à participation reçues, près d’une «cinquantaine de films (…) Il a donc fallu faire un choix pour arriver au programme». Une très importante «matière filmique» qui avait dès lors conduit à envisager cette seconde édition.
En effet, prochaine manifestation qui devrait être axée sur un programme plus riche, organisée aujourd’hui sur deux jours, alors que la première édition avait donné rendez-vous au public durant un seul après-midi pour la présentation d’une petite sélection de huit films courts, deux fictions et six documentaires. Il avait néanmoins été relevé la diversité des sujets et l’originalité des traitements, notamment au travers d’œuvres telles que le documentaire «A l’ombre des mots» de la réalisatrice Amel Blidi, qui partait à la rencontre des sourds et malentendants qui gèrent le café de l’Union des sourds-muets à la rue Hamani (ex-Charras), ou encore de «Virgin» de Ghiles Aïchouche qui avait traité de la rumeur et son poids dans la société sous la forme de fiction et de métaphore.
Les «Journées du film court métrage et documentaire» s’ajoute ainsi aux trop rares événements de promotion du travail des jeunes réalisateurs. Il est a rappeler que les responsables de l’Aarc nous avaient précisé, en octobre dernier, qu’ils espéraient à terme la pérennisation du rendez-vous et son organisation une à deux fois par an. n