La création d’un festival du cinéma des pays du Sahel à Bechar figure parmi les actions projetées par le Centre algérien de cinématographie (CAC), a-t-on appris lundi auprès de la Direction générale de cet établissement public. «Ce projet qui sera réalisé en coordination avec le secteur de la Culture et des arts, la wilaya de Bechar et les différents acteurs, a pour objectif de promouvoir le cinéma et apporter une concrète contribution à l’expression de l’identité culturelle et artistique des peuples de cette partie de l’Afrique», a affirmé le DG du CAC, Adel Mekhalifia, en marge des Journées cinématographiques du sud dédiées aux films et documentaires révolutionnaires. «Au travers cette future manifestation artistique, notre démarche est la consolidation des liens d’amitié, d’échanges culturels et de bon voisinage qu’entretient notre pays avec les autres pays du Sahel africain, ainsi que le peuple saharaoui», a-t-il expliqué. «Le projet d’un festival du cinéma des pays du Sahel, dont nous avons eu des échos favorables à Bechar, se veut, en plus de la dotation de cette wilaya frontalière d’une manifestation cinématographique d’envergure continentale, une contribution de notre pays au renforcement des liens culturels et d’amitié avec les pays du Sahel et aussi la valorisation des talents et compétences cinématographiques de ces pays», a ajouté M. Mekhalfia. La démarche du CAC au titre de ce projet cinématographique, a-t-il souligné, «est d’apporter un plus en matière de visibilité culturelle, artistique et touristique de la région de la Saoura de par sa proximité du Sahel africain et aussi mettre en évidence les liens de fraternités de notre pays avec les pays du Sahel», a fait savoir le premier responsable du CAC. Les journées cinématographiques du sud, qui se sont poursuivies dimanche en soirée à la salle de la cinémathèque de Bechar, ont été marquées par la projection du film «La cinquième saison», réalisé par Ahmed Benkamla. Il s’agit d’une œuvre cinématographique hommage à la résistance populaire contre les hordes terroristes durant les années 1990 qu’a connue l’Algérie, a déclaré son réalisateur, lors d’un débat avec les cinéphiles de la région qui ont participé à ce rendez-vous culturel de trois jours (5-7 novembre).