«Les personnes à mobilité réduite doivent être traitées sur un pied d’égalité que les autres. Elles doivent bénéficier de toutes les chances comme le reste de la société.» C’est le message qu’a lancé, hier, Aïssa Seddiki, numéro 1 de la Coordination nationale des travailleurs handicapés, à la veille du 14 mars, Journée nationale dédiée à cette frange de la société souvent délaissée et livrée à elle-même. Aujourd’hui, la réalité de ces personnes n’a pas évolué, estime-t-on, et les revendications et les appels pour améliorer le sort des handicapés ne cessent pas.
Le communiqué de la Coordination nationale des travailleurs handicapés, -une section du Syndicat national des travailleurs de l’Education-, appelle, en cette occasion, tous les acteurs actifs de la société à œuvrer ensemble pour garantir et concrétiser les droits des personnes à mobilité réduite et encourager leur participation dans la vie sociale. Pour les membres de cette organisation, travailler pour le bien de cette frange n’est pas uniquement de la responsabilité des pouvoirs publics mais également celle de tous les acteurs de la société. En effet, les médias ont la responsabilité de sensibiliser et de médiatiser davantage la réalité de ces personnes souvent livrées à elles-mêmes. «Les personnes handicapées ont le droit à l’information et un service public qui reflète leur réalité quotidienne. Œuvrer sur la médiatisation et la sensibilité de leur cause est primordial. L’opinion publique doit être informée sur les droits de ces personnes», ajoute le communiqué de la Coordination.
Dans le domaine professionnel, il est important, selon la même source, d’élaborer des lois et les appliquer sur le terrain afin de garantir l’intégration de cette catégorie dans le milieu professionnel et la protéger contre toute forme de discrimination. «L’Etat doit élaborer et renforcer davantage l’arsenal juridique et les appliquer sur le terrain pour garantir le droit des personnes handicapées et faciliter leur vie professionnelle», a-t-il insisté.
En outre, la Coordination nationale des employés handicapés a estimé que ces derniers ont tous le droit de participer comme les autres dans la vie politique du pays. «Nous devons encourager la participation des personnes à mobilité réduite dans la scène politique et les conseils élus. Le quota peut être une option qui favorise l’activité politique pour cette frange».