Le président Tebboune a adressé hier un message aux étudiants à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’étudiant fêté le 19 mai de chaque année en signe d’hommage aux étudiants et lycéenFs qui ont abandonné, en 1956, les bancs des universités et lycées pour rejoindre le maquis de la Révolution.

PAR NAZIM B.
Après avoir évoqué, dans sa lettre, le contexte de guerre et l’engagement des jeunes algériens, le chef de l’Etat a mis en évidence «les acquis importants» que compte l’université algérienne, citant des «pôles d’excellence» réalisés récemment et qui sont désormais opérationnels ainsi que «l’activation de nouveaux laboratoires de recherche» pour améliorer la qualité de la formation et le niveau pédagogique des diplômés.
«Tout en nous nous enorgueillissons aujourd’hui des réalisations accomplies par l’Université chaque année par des promotions successives de diplômés dont le nombre avoisine les 5 millions depuis l’indépendance, nous saluons le rôle accompli par la corporation universitaire dans la relance du secteur, en déployant des efforts et en fournissant des contributions considérables au service de l’Université algérienne», a indiqué le chef de l’Etat.
Pour le premier magistrat du pays, ces acquis sont de nature à permettre à l’université «d’abriter la pensée libre, le dialogue responsable et la critique constructive». Cela devrait lui permettre aussi de «s’ouvrir sur son environnement» en tissant des partenariats avec les secteurs économiques, culturels et sociaux, mais aussi avec «les prestigieuses universités» à travers le monde.
M. Tebboune a indiqué que pour y arriver, l’Etat «accorde un grand intérêt à l’éducation et à l’enseignement supérieur dans une vision en phase avec les bouleversements en cours dans le monde et le développement des sciences et de la technologie», relevant que la démarche des autorités repose sur un «un investissement sur l’humain, qui est le vrai capitale de la nation».
Il faut souligner que le chef de l’Etat a émis avant-hier depuis Istanbul, le souhait de voir la coopération entre les universités algériennes et turques s’intensifier, rappelant sa décision, notifiée au ministre de l’Enseignement supérieur et aux recteurs des universités, que «l’université algérienne est, aujourd’hui, indépendante et libre de choisir le jumelage qui lui convient».
«L’université qui veut un jumelage avec Istanbul le décrochera, celle qui veut un jumelage avec Le Caire le décrochera et celle qui veut un jumelage avec la Sorbonne le décrochera aussi, jusqu’à ce que l’on s’ouvre définitivement sur le monde de la science, ce qui garantira notre indépendance et la force de notre économie», a-t-il dit.
Il a relevé, par la même occasion, que le nombre d’étudiants algériens est passé de 1800 étudiants en 1956 à plus de 1,7 million d’étudiants aujourd’hui dans les différentes universités algériennes avec près de 250.000 diplômés par an.
Quant aux universités, poursuit le chef de l’Etat, leur nombre est passé de 3 ou 4 facultés seulement à l’époque coloniale, à plus de 100 universités et centres universitaires à travers le pays et 14 écoles nationales supérieures dans différentes filières, dont deux créées l’année écoulée, à savoir l’Ecole nationale supérieure de mathématiques (ENSM) et l’Ecole nationale supérieure de l’intelligence artificielle (ENSIA).
L’Algérie compte aussi 15 millions d’élèves et d’étudiants représentant 30 % de la population algérienne, a-t-il fait remarquer. n