Les enseignants de tous les pays ont célébré, hier, leur journée mondiale qui coïncide chaque année avec le 5 octobre. Célébrée depuis 1994 à l’initiative de l’Unesco, en commémoration de la signature, en 1966 à Paris, de la recommandation signée avec l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la condition du personnel enseignant, réactualisée en 1997 pour inclure l’enseignement dans le supérieur et à l’université. Son thème pour 2020 s’intitule «Enseignants : leaders en temps de crise et façonneurs d’avenir».
Pour l’Unesco, qui consacre un programme en ligne d’une semaine à l’évènement, qui sera clôturé par une cérémonie solennelle le 12 octobre prochain, la journée du 5 octobre est «l’occasion de mettre la profession enseignante à l’honneur dans le monde entier, de faire le point des progrès accomplis et d’appeler l’attention sur la voix des enseignants, qui sont au centre des efforts déployés pour atteindre la cible mondiale de l’éducation : ne laisser personne de côté».
Selon l’Organisation onusienne pour l’éducation, la science et la culture, «la pandémie de la Covid-19 a considérablement accru les défis qui se posent partout dans le monde à des systèmes éducatifs déjà saturés». «Il n’est pas exagéré, avance l’organisation sur son site web, d’affirmer que le monde se trouve à un carrefour et que nous devons, aujourd’hui plus que jamais, travailler avec les enseignants pour protéger le droit à l’éducation et le faire appliquer dans le nouveau contexte créé par la pandémie».
«Le leadership des enseignants dans le cadre des réponses aux crises n’est pas seulement un sujet d’actualité, il est essentiel dans la mesure où ces derniers ont contribué à assurer l’enseignement à distance, à venir en aide aux groupes vulnérables, à rouvrir les établissements scolaires et à atténuer les lacunes en matière d’apprentissage», souligne l’agence onusienne.

Le message de Mohamed Ouadjaout
En Algérie, le ministre de l’Education nationale a appelé à cette occasion le corps enseignant à se «mobiliser» pour assurer aux élèves le meilleur enseignement possible et la sécurité dans cette situation de crise sanitaire. Dans un message qu’il a adressé hier aux enseignants dans le pays, dont une synthèse a été publiée par l’agence de presse officielle APS, Mohamed Ouadjaout a mis l’accent sur la nécessité de garantir l’enseignement aux élèves, après une interruption de plusieurs mois, tout en veillant à la préservation de leurs sécurité et santé ainsi que celles des personnels pédagogiques et administratifs les encadrant, dans le respect «strict» des mesures préventives énoncées dans le protocole sanitaire élaboré par le ministère et adopté par le Comité scientifique relevant du ministère de la Santé.
Le ministre a mis en avant «le dévouement et l’abnégation» des enseignants dans la formation des élèves, en dépit des difficultés, et rendu hommage à leur «haut sens des responsabilités et de conscience professionnelle». Il a loué les efforts des enseignants qui se sont «portés volontaires» pour dispenser des cours à distance et encadrer les candidats aux examens du BEM et du baccalauréat : «Vous vous êtes mobilisés pour assurer la continuité des cours, même si c’était à distance, mais également pour mener les examens à bien, et c’est le cas. Pour tout cela, je vous dis merci à vous les éducateurs», a-t-il écrit dans son message.
M. Ouadjaout a souligné l’importance de la célébration de cette Journée mondiale, «qui nous rappelle la valeur de l’éducation et l’importance de construire un système éducatif qui encourage la réussite, grâce à la conscientisation de l’éducation dispensée, outre la nécessité d’œuvrer pour créer un environnement scolaire favorisant l’innovation». Ajoutant que cette Journée est l’occasion pour «rendre hommage avec déférence à tous les enseignantes et enseignants du secteur, qui relèvent quotidiennement de nombreux défis pour éduquer nos enfants dans des situations souvent compliquées et difficiles».
Il a également salué les efforts des enseignants pour «assurer l’éducation de nos enfants, en leur inculquant l’amour d’apprendre et en développant leurs aptitudes et compétences pour leur permettre de jouer un rôle positif dans la société et de contribuer à son progrès».
Au moment où la connaissance est devenue un facteur fondamental de production dans l’économie mondiale et une référence essentielle dans la société, nous sommes appelés constamment à actualiser les connaissances, notamment en ce qui concerne les technologies de l’information et de la communication (TIC), a-t-il soutenu, appelant les enseignants à accompagner le ministère et à le soutenir dans ses efforts pour «optimiser le rendement du système éducatif à la lumière de la nouvelle République dont les contours commencent à se profiler». n